Le rosé, invité de choix du salon Wine Paris
La Provence a ouvert la voie au rosé, l’Occitanie –première région productrice en termes de volume- lui emboîte le pas. Et l’affiche : pas un stand occitan du salon Wine Paris, en ce moment porte de Versailles, n’a omis de mettre en avant son offre rosé. « Le travail fait par la Provence sur la montée en gamme du rosé est remarquable, confie Guy Andrieu, DG de la cave limouxine Anne de Joyeuse (11). Un rosé de Provence se vend plus de 300 €/hl quand un rosé du Languedoc, en premium, part à 150€/hl. Il y a une marge de progression énorme. »
Rosé premium
Pour le groupe coopératif audois Foncalieu, la part du rosé représente 30 % de ses 300 000 hl de production. Wine Paris est l’occasion de lancer son premier rosé en AOP Languedoc, Paradis Secret. « La première mise représente 30 000 bouteilles. Nous sommes en capacité de faire beaucoup plus. Ce lancement répond à la progression de nos ventes de rosé à l’export. Il nous fallait une catégorie de vin supérieure avec un produit et un packaging différenciant », explique la porte-parole du groupe. A ce jour, Foncalieu se targue d’être le seul à utiliser la bouteille givrée du verrier O-I avec bouchon de verre. La cible : le réseau café-hôtel-restaurant (CHR), à près de 10€ la bouteille. « On peut désormais aller sur des produits nobles en rosé, poursuit Guy Andrieu, DG de la cave Anne de Joyeuse. Le consommateur, qui buvait jusqu’à présent du rosé piscine, est prêt à boire autre chose. » En 2018, la cave limouxine a produit 40 000 cols de vin rosé, elle prévoit de doubler la production en 2019. Le lancement d’un rosé haut-de-gamme, French défilé (7€ prix consommateur), va y participer. Dans la partie ouest de la région Occitanie, même engouement pour le rosé. « C’est une tendance lourde, confirme Jacques Tranier, DG de Vinovalie (81). Le basculement entre « vin-nourriture » et « vin-boisson » s’est fait et cela booste les rosés et les effervescents. Aujourd’hui, on a un vignoble dédié au rosé. L’aromatique compte beaucoup, le rosé ne souffre pas la médiocrité, même pour un consommateur qui n’y connaît pas grand-chose. Aux États-Unis, le rosé décolle, tout le reste du monde fera pareil. »
Format magnum
Les formats magnum fleurissent également sur les stands. « On lance notre rosé French défilé en format magnum, destiné à la clientèle du littoral et des paillottes de plages », poursuit le DG d’Anne de Joyeuse. Côté Narbonne et le producteur-négociant Gérard Bertrand, le rosé se décline également en magnum pour sa marque Gris Blanc. « Nous lançons le format jéroboam (3 l) et mathusalem (6 l). La demande est forte dans le réseau CHR, pour les restaurants de plage ou dans les Caraïbes où le pouvoir d’achat est important », explique la porte-parole du groupe. Nouveauté également présentée sur le salon Wine Paris : un rosé bio intitulé JOA.










