Le premier TER hybride de France en essai en Occitanie
Le premier Ter hybride de France, fourni par la Région Occitanie, a été présenté le 16 février par la SNCF et Alstom France depuis le siège des Régions de France, en duplex avec l'usine de Reichshoffen (67). Après 9 000 km d'essais techniques, les essais de certification se feront « sur les lignes Toulouse-Mazamet et Toulouse-Rodez », a indiqué Jean-Luc Gibelin, vice-président chargé des transports à la Région Occitanie qui a participé au financement avec Grand-Est, Nouvelle-Aquitaine et Centre-Val de Loire pour 3 M€ (sur 16,8 M€). Outre les coûts d’utilisation et de maintenance, cette rame hybride permet de réduire jusqu'à 20 % l’énergie consommée et l’émission de gaz à effet de serre. Sa commercialisation est prévue en 2023.
Sortir les Ter du diesel d'ici 2035
La rame permet également . La moitié des groupes électrogènes entraînés par les moteurs thermiques a été remplacée par des batteries lithium-ion de grande capacité. Les préséries du système de stockage ont été conçues sur les bancs d'essai du centre d'excellence de traction d'Alstom à Tarbes (65). Pour la SNCF, ces trains nouvelle génération visent à « sortir ces anciens Ter du diesel d'ici 2035 » et à atteindre « l'objectif de zéro émission de gaz à effet de serre d'ici 2050 ».« 230 rames bi-mode de ce type peuvent être transformées », a observé Christophe Fanichet, président directeur général de SNCF Voyageurs, ajoutant qu'un travail allait être engagé avec les Régions pour déterminer leurs besoins et engager les commandes. Plusieurs autres innovations sont actuellement à l'étude en test. « La Région Occitanie est la seule engagée dans les quatre solutions de verdissement de ses trains régionaux (Régiolis hybride, train batterie, bioGNV, hydrogène) et accueillera à l’horizon 2025 les trois Régiolis à hydrogène sur la ligne Montréjeau-Luchon que nous allons rouvrir », expliquait en avril dernier à La Lettre M Carole Delga, sa présidente.










