Le Plan Littoral 21 se précise
Le conseil régional Occitanie présente, le 20/4 à La Grande-Motte (34), le cadre qui fixera pour l’orientation des investissements prévus dans le cadre du Plan Littoral 21 annoncé en mars (La Lettre M du 10/3). Doté d’un montant estimé à 900 M€, ce plan auquel la Région et l’Union européenne abondent à hauteur de 300 M€ (200 M€ pour l’Etat, 400 M€ pour les privés et les collectivités locales) veut donner un nouveau souffle au littoral, dans la lignée de la Mission Racine qui, en 1963, décida de la création ex nihilo des stations balnéaires de La Grande-Motte, Port Camargue, le Cap d’Agde, Gruissan, Port-Leucate et Saint-Cyprien. « Sur la période 2017-2020, le budget prévisionnel du Plan Littoral 21 est estimé à plus d'1 Md€, en ajoutant les opérations déjà inscrites au Contrat de plan Etat-Région (CPER) 2015-2020 qui s’élèvent, elles, à 180 M€ », précise le conseil régional. Parmi les projets ciblés par l'exécutif régional (sans pour autant que celui-ci les finance intégralement) : les réaménagements de La Grande-Motte (34) - extension du port, et de sa zone technique, et des liaisons entre le port et la ville dont l’enveloppe globale s’élève à 56 M€ - et de Port-Camargue (30), les projets éoliens flottants (138 M€) et réserve marine Sainte-Lucie dans l’Aude, aquarium de Canet-en-Roussillon (66). « La rédaction d’une charte paysagère et environnementale va être finalisée prochainement, afin de fixer le cadre des projets éligibles qui seront sélectionnés au fil de l’eau à partir de juillet », détaille Carole Delga, présidente PS du conseil régional. Architectes et urbanistes missionnés par la Région afin d’établir un diagnostic, Elizabeth et Christian de Portzamparc précisent que la Charte littorale 21 doit répondre à une problématique plus large que celle du seul trait de côte. « Il y a un vrai problème de mitage urbain », constate Christian de Portzamparc, Prix Pritzker 1994. La Mission Littoral 21 identifie aussi parmi ses priorités « la protection des eaux douces et marines contre la pollution, la restauration de la qualité écologique des lagunes et la protection et gestion des sites et paysages majeurs ». Lucien Chabason, conseiller à l’institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), estime ainsi à « 500 M€ par an sur 6 ans les investissements nécessaires à la dépollution des eaux, notamment douces, alimentant l’ensemble de la façade littorale méditerranéenne française ». La Région compte booster l'économie littorale : l’agence régionale de l’innovation Transferts, en partenariat avec le pôle de compétitivité Mer Méditerranée et Madeeli, organise la 1ère édition de « BtoSea », convention d’affaires de l’économie du littoral et de la mer les 26 & 27/4 à Sète (34), au Village Vacances Le Lazaret.









