Le plan de sauvegarde du Groupe Poncin Yachts accepté
Le tribunal de commerce de la Rochelle a accepté, le 29 mai, le plan de sauvegarde du Groupe Poncin Yachts (constructeur de bateaux), dont le constructeur de catamarans canetois Catana est l’une des filiales. « La procédure dans laquelle nous étions depuis un an concernant la société Poncin Yachts, et notre filiale Harmony Yachts, n’a eu aucune conséquence sur la société Catana. C’est une filiale autonome », précise Olivier Poncin, le président du groupe éponyme. « Peut-être a-t-il été impacté par l’image du groupe dans cette période où l’on confond souvent redressement judiciaire et plan de sauvegarde ».
Selon Olivier Poncin, « alors que notre marché a dévissé de 50 %, le groupe ne va perdre que 12 % de son chiffre d’affaires, contrairement à Beneteau qui va accuser une baisse de 50 % ». Le groupe a bénéficié d’un accord bancaire qui prévoit notamment une réduction significative de la dette avec le pool bancaire qui a accordé un étalement sur 7 ans. « Les banquiers, le médiateur du crédit ont fait preuve de bon sens », souligne-t-il. Il avoue que « pour la première fois, l’Etat a pris conscience de la crise, et est à l’écoute des entreprises ».
« Cette procédure, nous a conduit à une restructuration de certaines de nos entreprises. Aujourd’hui, nous ne fabriquons que ce qui est vendu, comme le fait déjà Catana. C’est par cette mécanique que nos pertes seront moindres » précise-t-il. « Cette restructuration et la crise nous ont amené à réduire l’ensemble des effectifs du groupe » poursuit-il, « soit environ une cinquantaine de licenciements dont 9 chez Catana, faute à la crise ». Le groupe n’a pas reconduit les CDD, ni renouvelé les intérimaires, ni remplacé les départs à la retraite.
Désormais reconfiguré et beaucoup moins endetté, le groupe va pouvoir renouer avec une dynamique commerciale sereine, des gammes totalement renouvelées et bénéficier de nouveautés, tel que le nouveau Catana 47. « Ce type de catamaran est au cœur de notre gamme, il remplace un modèle qui a déjà 12 ans. Ce modèle est très attendu semble-t-il, par nos clients », conclut Olivier Poncin.










