Le patron d'Airbus et les représentants viticoles à la rencontre d'Emmanuel Macron lors du salon de l'Agriculture
La porte du bureau de Guillaume Faury, président exécutif du groupe Airbus, à peine refermée, une nouvelle rencontre avec les représentants viticoles régionaux - la plupart ayant également un mandat national - est déjà programmée. « Il s'agit d'être prêt pour l'ouverture du salon de l’Agriculture, le 22 février à Paris, où le Président de la République est attendu », indique Jean-Louis Chauzy, président du Ceser Occcitanie et instigateur de cette rencontre entre les filières aéronautique et viticole. « Il a été convenu de définir des actions communes d'urgence auprès de l'Etat français ainsi que l'Union Européenne », confirme une déclaration commune des participants. De son côté, la fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) de France, via son président, l’Héraultais Antoine Leccia (groupe AdVini), demande « solennellement au président de la République de débloquer sans attendre 300 M€ sous la forme d’un fonds de compensation d’urgence », afin d’atténuer les effets des sanctions commerciales américaines (25 % de taxe) sur l’ensemble de la filière viticole au niveau national.
Les taxes aériennes imposées aux avions Airbus importés d'Europe aux États-Unis vont être quant à elles relevées à 15 % (10 % auparavant). Selon la FEVS, l’entrée en vigueur le 18 octobre dernier des taxes américaines de 25 % a d’ores et déjà entraîné, au niveau national, un recul de 17,5% des exportations françaises de vins sur le seul dernier trimestre 2019, soit une perte de chiffre d’affaires supérieure à 40 M€.
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