Le marché résiste mais reste sous-offreur selon ABC Immobilier d’entreprise
Benjamin Tastu-Casadio, fondateur de l’agence ABC Immobilier d’entreprise (bureaux, commerces, locaux d’activité et entrepôts, Montpellier) revient sur la conjoncture du secteur de l'immobilier d'entreprise. Celui-ci indique ne pas avoir enregistré « beaucoup de casse en 2020 au regard du contexte de crise sanitaire. Preuve que le marché, notamment à Montpellier reste dynamique ». Le dirigeant rapporte ainsi « qu’il y a toujours eu de l’activité sur les segments de l’artisanat et des PME tandis que les grands comptes ont freiné leur projet ». Du côté du commerce, « il y aura certainement de la casse, mais pas un raz-de-marée comme attendu. Les commerces ont su s’adapter et ont redoublé d’ingéniosité avec l'e-commerce, le click and collect… Les bailleurs ont également joué leur rôle. Et les services d’urbanisme ont su s’adapter. Nous avons d’ailleurs signé pendant le confinement deux restaurants dont un de 1 500 m2 qui a nécessité un an de travaux. Il va ouvrir prochainement à Mauguio, dans la zone de Fréjorgues ».
ABC Immobilier d’entreprise recrute actuellement deux commerciaux confirmés. « Un profil pour le marché du commerce à Montpellier et un autre pour renforcer la couverture des territoires de Perpignan, Narbonne et Béziers, explique le dirigeant, également présent à Nîmes et, éventuellement, à terme, sur le marché toulousain « mais c’est encore prématuré. »
Des marchés sous-offreurs face à une demande malgré tout dynamique
Concernant les locaux d’activité et les entrepôts, le professionnel de l’immobilier juge le marché sous-offreur face à la demande. « Nous sommes mandatés en exclusivité par une entreprise en quête de 5 000 m2 d’entrepôts à Nîmes, 2 000 m2 à Arles et 500 à 1000 m2 au nord de Montpellier (Saint-Gély-du-Fesc, NDLR) », indique le dirigeant. Même constat pour le marché tertiaire. « La Zac tertiaire Cambacérès est très attendue à Montpellier, mais les programmes sortiront courant 2023. Nous avons un programme à la vente de 4 900 m2 (divisible en lot de 130 m2) qui va sortir au 3e trimestre 2022 à Baillargues, au sein du parc d'activités Aftalion », confie-t-il.
Dans les bureaux, le télétravail qui s’est fortement développé avec la Covid pourrait impacter la demande des entreprises. « La majorité des salariés revendique un besoin de lien social. Les bureaux auront des surfaces d’open space moins importantes et seront davantage cloisonnés, note-t-il. Il faut attendre quelques mois l’analyse de l’observatoire de l’immobilier afin d’en mesurer les effets sur le marché tertiaire, d’établir une stratégie puis l’appliquer. Les enjeux seront plus complexes concernant les grands comptes où il peut y avoir des remises en question et des réorganisations. »










