Le Grand Narbonne et Keolis lancent le nouveau réseau de transports publics
Après l’attribution de la délégation de services publics sur la période 2016-2024 pour les transports publics sur le Grand Narbonne, cet été, Jacques Bascou, président du Grand Narbonne, et Frédéric Baverez, DG de Keolis, inaugurent ce mercredi 31/8 le nouveau réseau de transports publics, à l’occasion d’une conférence de presse réalisée à bord d’un bus, et permettant de visualiser les nouveaux quartiers desservis. « Keolis a été choisi (face à Transdev, Verdier et Vectalia, NDLR) pour l’aspect financier, pour une meilleure utilisation du km, et pour la présence locale en termes d’encadrement », a déclaré Jacques Bascou. Avant d'ajouter, sous forme de boutade, alors que le bus démarrait : « En marche ! » (allusion au mouvement lancé par l'ex-ministre de l'économie Emmanuel Macron). L’offre du délégataire (qui est reconduit) est profondément remaniée, avec 18 % d’offres de transports en plus, du fait du changement de périmètre de la communauté d’agglomération - de 18 à 39 communes. De 5 millions à l’année, le nombre de passagers devrait progresser de 15 % d’ici à 2024. La DSP représente un CA d’environ 11,5 M€ par an pour Keolis, entre abondement de la collectivité (10,2 M€ par an) et recettes auprès des passagers (1,3 M€). La flotte comprend 22 bus et 91 cars, d’une moyenne d’âge de 5,2 ans. Keolis sous-traite certaines prestations à des transporteurs locaux, tels que Capdeville, ABC Taxi et Rubio. Pour booster la fréquentation du réseau Citibus et faire connaître l’offre auprès de la population, le budget communication dédié est en hausse de 35 % par rapport au précédent.
Les temps de parcours entre les quartiers et le centre-ville seront réduits et les nouveaux quartiers seront mieux desservis, avec par exemple la création d’une desserte de Saint-Germain et l’augmentation des fréquences sur Réveillon, La Coupe et Crabit. Huit arrêts, quasiment inutilisés, ont été supprimés, pour faire gagner plusieurs minutes aux passagers. Huit autres arrêts ont été créés, à des endroits jugés plus stratégiques. Avec un obstacle dans la course à la fluidité : la suppression récente des couloirs de bus par la Ville de Narbonne – dont le maire, Didier Mouly, s’est glissé dans le bus, pour dire à Jacques Bascou, devant les journalistes, tout le mal qu’il pensait du nouveau réseau et des modalités de désignation du délégataire.
Les tarifs, qui étaient inchangés depuis 2004, sont revus en partie à la hausse : le titre unitaire passe de 1 € à 1,2 €, le carnet de dix tickets de 7 à 9 €. « La TVA a augmenté de 5,5 à 10 %, sans que nous ayons pu le répercuter jusqu’à présent », observe Frédéric Baverez. Les tarifs abonnements mensuels et annuels restent par contre identiques (20 € et 120 €), l’idée des élus étant de favoriser des habitudes de mobilité chez les habitants. Une application mobile (affichage des itinéraires, horaires de passage à un arrêt, information sur le trafic en temps réel) sera lancée en avril et le site www.citibus.fr, disponible dans les prochains jours, est refondu. Les titres de transport pourront être achetés en ligne à partir du 1/10.
La conférence de presse itinérante a été marquée par un hommage à Éric Cantet, directeur de Keolis Aude, décédé accidentellement le 21/8 lors d'une randonnée dans les Alpes, et qui s'est impliqué pendant 18 mois pour l'obtention de ce marché par son groupe.










