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Industrie
| 7/07/2017

Le Gard industriel sort ses griffes à Place à l'Entreprise ! (UPE 30)

Lors de la table ronde « Industrie » de Place à l’Entreprise ! (UPE 30), animée par La Lettre M, le 5/7 au Mas Merlet (Nîmes), Arnaud Le Guillou, directeur de Sanofi Aramon (850 salariés), membre associé à la CCI de région et chargé de mission à la CCI 30) et Virginie Monnier-Mangue (EDF, présidente du Bic Innov’Up, élue à la CCI 30, directrice du programme Énergies du Gard) ont rappelé le poids industriel du Gard en Occitanie, qui se classe 2ème (sur 13).
Monnier-Mangue insiste sur l’émergence d’une cleantech valley, autour de la chimie verte, en engageant divers acteurs - Sanofi, BRL, eau, énergie. Par ailleurs, 2 Md€ vont être investis sur 10 ans par EDF à Tricastin et Cruas. « Les parts de marché du Gard sont sur ces sites de 6 %. Autant dire qu’il y a des perspectives de développement pour la filière industrielle gardoise : maintenance, électro-technique, chaudronnerie. Et autour des métiers connexes : échafaudages, logistique. Les travaux commencent début 2018. » La CCI 30 incite les PME à « sortir de leur zone de confort, à ne pas se contenter des clients habituels » à travers par exemple une rencontre avec des donneurs d’ordres de rang 1 (9/6, puis 28/9 dans la centrale de Cruas) « qui viennent de gagner des marchés auprès d’EDF, recherchent des sous-traitants », souligne Virginie Monnier-Mangue.
Arnaud Le Guillou, malgré le poids du site qu’il dirige, dit « se sentir assez seul en Occitanie. La région est écrasée par le poids industriel d’Airbus. Lors d’une session de la CCI de région à Blagnac (31), c’était flagrant. L’omniprésence d’Airbus fait qu’on n’évoque pas l’industrie du Gard ».
Pour pallier les difficultés de recrutements, le dirigeant utilise le CDI Intérim (mise à disposition chez Sanofi pendant trois ans, mais salariés d’Adecco). Les horaires contraignants (week-end, nuit…) du secteur, malgré des salaires supérieurs à la moyenne (entre 10 et 20 % au-dessus), posent problème par rapport aux jeunes générations. « Nous constatons un désintéressement des Bac Pro Chimie, du fait du rythme de travail. Mais c’est aux nouvelles générations de s’adapter. Les réactions chimiques ne peuvent pas s’arrêter la nuit et le week-end ! » Sanofi Aramon compte 39 apprentis sur 700 CDI.

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