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| 12/01/2012

Le député de l'Hérault Jean-Pierre Grand (UMP) s’inquiète de l’évolution des conditions de travail des journalistes

Après avoir rendu hommage à Gilles Jacquier, grand reporter de France 2 mort le 11 janvier en Syrie, Jean-Pierre Grand, député-maire de Castelnau-le-Lez (UMP) s’est inquiété, jeudi 12 janvier lors de ses vœux à la presse, de l’évolution des conditions de travail pour les journalistes en France.

« En relayant l’actualité immédiate, les journalistes participent à l’élaboration de la mémoire de l’humanité. Lors de cette campagne présidentielle, j’ose espérer que quelqu’un présentera un programme pour la presse. Je vois l’évolution des médias, les soucis personnels des journalistes, et combien l’indépendance de la presse est menacée par l’économie. Dans le débat présidentiel, il faudra une part de réflexion sur l’avenir de la presse. Je pense en particulier à la presse écrite. Son avenir passera par une obligation de la République de décider que tous les journaux installés depuis un certain nombre d’années auront de la part du pays une dotation annuelle. Les journaux ferment, ou ils sont rachetés par des groupes économiques. De ce fait, ils ne sont plus totalement indépendants. Or, la liberté de la presse est indissociable de la vie démocratique. Ce qui me frappe aujourd’hui, quand on discute avec des journalistes de la presse nationale, c’est qu’ils ont deux plumes : une dans leur cerveau, et une imposée par la ligne éditoriale, dictée par l’actionnaire majoritaire. Ces actionnaires sont à la tête de groupes bénéficiant de la commande publique. Ce processus est une atteinte à la démocratie. Certains Une indignes procèdent de la manipulation de l’esprit des lecteurs. »

« Je ne peux pas imaginer que Marine Le Pen ait les 500 signatures, et pas Dominique de Villepin »

Toujours sur un plan national, Jean-Pierre Grand a rappelé son soutien à Dominique de Villepin, candidat déclaré à l’élection présidentielle et en quête des 500 signatures fatidiques. « Quand on change tout le temps de direction, c’est qu’on n’a pas de point de repère, a-t-il déclaré, faisant allusion à la stratégie du ‘story telling’ (un jour, une histoire) du chef de l’Etat. On se pose beaucoup de questions aujourd’hui. Tous ces sommets européens, où à chaque fois l’Europe, voire le monde, est sauvée, crée du doute dans l’opinion publique. Les gens doutent de la capacité de nos dirigeants à résoudre les problèmes. Tout cela crée du populisme, d’où une Marine Le Pen créditée de 20 % d’intentions de vote. Le populisme, c’est dangereux. Je le dis depuis 20 ans, mais aujourd’hui, il faut le dire un peu plus fort. Du populisme naissent les désordres, et des désordres naissent les désordres institutionnels. La France n’a pas les moyens de se payer de telles aventures. Les Français ne vont pas devoir choisir le meilleur candidat, mais le meilleur président. Je ne peux pas imaginer que Marine Le Pen ait les 500 signatures, et que Dominique de Villepin ne les ait pas. Si ça arrive, ça voudrait dire qu’on n’est pas totalement en République. Les maires reçoivent le message : ‘Parrainer, c’est s’engager’. Mais ce n’est pas du tout ça. On peut parrainer quelqu’un, et ne pas être à son comité de soutien, ni voter pour lui. Ce sont deux choses différentes. »
Concernant l’actualité locale, Jean-Pierre Grand a axé son discours sur l’importance des travaux sur sa commune : logements, projet de gérontopôle, future ligne 6 de tramway reliant la halter TER de Sablassou et Antigone… « Le BTP est très important dans l’économie de la région. 70 % du plan de charge des entreprises du BTP viennent des collectivités locales. Les élus locaux sont des gens courageux, qui peuvent marcher la tête haute. Ce n’est pas nous qui avons créé les déficits abyssaux, c’est l’Etat », a-t-il conclu, après que Nicolas Sarkozy a annoncé mercredi qu'il réunirait dans les prochaines semaines les représentants des collectivités territoriales pour voir comment mieux associer celles-ci à l’effort de réduction des déficits publics.

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