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Gard
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Conjoncture
| 16/12/2009

Le conseil général du Gard soutiendra des projets transversaux proposés par les chambres consulaires

Lors de sa 4e conférence économique, mardi 15 décembre, le conseil général du Gard a écouté les attentes des chambres consulaires, dans un contexte de difficultés financières pour la collectivité. Comme l’an dernier, le Département a listé une série d’objectifs à atteindre, sans les chiffre précisément.

Dans son exposé des conséquences cumulées de la crise économique et de la réforme fiscale sur le budget du conseil général, le directeur des services Didier Bacqueville annonce la couleur : « Pour équilibrer notre budget primitif 2010, il a fallu trouver 21 M€ de réduction de crédits ». Des difficultés qui appellent, selon Damien Alary, président du conseil général, « un changement de stratégie, ou du moins la nécessité de réfléchir à un nouveau partenariat au vu de la nouvelle donne actuelle ».

Une réflexion pour laquelle le président du conseil général suggère trois pistes, opportunément évoquées au préalable par, respectivement, Denis Volpilière (CCI de Nîmes), Francis Cabanat (CCI d’Alès) et Pascal Binelli (chambre des métiers) : l’aménagement du territoire, l’emploi et le développement économique « durable ». « Nous ne pourrons plus être partout comme vous l’avez compris, précise à nouveau Damien Alary. Alors additionnons nos forces, proposez-nous des projets communs qui répondent aux attentes des Gardois et qui nous permettront d’engager notre territoire dans la modernité ».

Construire des filières

Première suggestion, émise par Denis Volpilière : « Il faut donner une image organisée, à quelqu’un qui vient de l’extérieur (…) Il nous faut d’autres zones où nous travaillons en commun ». Pour Francis Cabanat, le développement des entreprises passe par « la construction de filières. Les produits financiers ne sont pas la priorité aujourd’hui. Il faut qu’on ait la capacité de monter les projets, de les financer et de les ficeler »

Élu en charge du développement économique, Patrice Prat insiste sur « les leviers économiques encore sous-utilisés : le Rhône et le foncier disponible sur l’ensemble du territoire gardois. Agglomérations, communautés de communes et communes ont fait d’énormes efforts, si bien qu’aujourd’hui on est en mesure de créer un schéma des zones d’activités. S’il y a une action que le conseil général doit financer, c’est la formation à l’emploi. Il y a des grands secteurs où on sait qu’il faut le faire ». Une requête entendue par le président du conseil général, qui, pour l’occasion, endosse aussi sa casquette de vice-président du conseil régional, compétent en matière de formation.

Avant de conclure sur une note d’espoir : « Nous ne sommes pas des élus abattus. Cette réunion est faite pour aller de l’avant. Mais il nous manque un peu de rapidité, de réactivité sur les choses. Il faut qu’on aille plus vite sur ce département ». Les quatre piliers qui fondent l’action économique de l’assemblée départementale sont maintenus : structuration et aménagement du territoire départemental, accompagnement des entreprises, emploi et aide à la création/consolidation, démarches qualité et environnementales.

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