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| 18/12/2014

Le CG 30 s’endette pour investir

Le conseil général du Gard a voté, ce matin, un budget 2015 « offensif », avec des investissements « en hausse », et un fonctionnement maîtrisé. Les investissements s’élèvent à 191,5 M€ (+ 3,7 % par rapport à 2014), les dépenses de fonctionnement à 789,9 M€ (+ 0,3 %), sur un budget total de 981,5 M€ (+ 0,9 %). 159,6 M€ seront investis dans l’économie locale, selon le président, Jean Denat, dont 46,2 M€ pour les travaux routiers et 22 M€ pour les collèges (notamment pour la construction du collège de Bellegarde). Le CG 30 contribuera également à hauteur de 12,5 M€ au contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier.
Charges générales : - 14 %
Pour maintenir ses investissements à un niveau élevé et « accompagner l’économie au lieu de l’assécher », selon son président, le conseil général va jouer sur deux leviers principaux : l’accroissement de sa dette, qui s’élève à 391 M€, avec un objectif d’emprunt de 110 M€ en 2015, soit autant qu’en 2014. Et une maîtrise de son budget de fonctionnement. La collectivité, qui emploie 3 600 personnes, va réduire ses dépenses de personnel de 14 % et supprimer 60 postes, en ne remplaçant pas une partie des « 120 à 140 personnes qui partent chaque année à la retraite ». Les subventions aux associations vont baisser de 10 %, et les indemnités des élus, symboliquement, de 5 %. Parmi les économies, la réduction de la participation de la collectivité au syndicat mixte de gestion de l’aéroport de Nîmes, qui passera de 700 K€ à 200 K€.
Effet ciseau
« La façon dont on a construit ce budget ne pourra pas se renouveler », lance Jean Denat. Traduction : le conseil général du Gard est pris, comme d’autres Départements de la région, dans un effet ciseau, entre des prestations sociales dont le nombre de bénéficiaires augmente, et des ressources (droits de mutation, dotations de l’Etat) en baisse. Après avoir réduit sa dette jusqu’en 2007, la collectivité joue, depuis quelques années, sur le levier de l’emprunt pour boucler ses budgets. Mais même si sa dette reste « inférieure à la moyenne », les budgets futurs s’annoncent particulièrement tendus pour une collectivité dont les futures compétences seront probablement rognées par la nouvelle grande région, et par les métropoles.
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