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| 2/06/2017

Le bassin de Thau se dote d'un nouveau conseil de développement, renouvelé à 50%

Deux ans après sa création, le conseil de développement du bassin de Thau a procédé, le 01/06 à Mèze, à une nouvelle installation suite à la fusion de Thau Agglo et de la CCNBT, effective au 1er janvier dernier. Résultat : 50% de renouvellement, un conseil qui passe de 86 à 102 membres, et qui voit entrer des personnalités issues des six communes de l'ex-CCNBT, partie nord de l'actuelle agglomération héraultaise baptisée communauté d'agglomération du bassin de Thau. Symbole de cette ouverture : Eliane Rosay, maire de Bouzigues (ex-CCNBT) et vice-présidente en charge du tourisme est également chargée des relations avec le conseil de développement. Parmi les nouveaux noms de ce conseil chargé de « réfléchir aux enjeux de moyen et long terme pour la CABT », comme l'a rappelé Jean-Guy Majourel, délégué régional adjoint d'EDF Occitanie et président confirmé dans ses fonctions, Olivia Cabal, directrice des vermouth Noilly-Prat (Marseillan), Sylvain Bonnet, directeur des thermes de Balaruc, Julie Beneau, viticultrice à Mèze ou encore Agnès Rousseau, agent immobilier à Bouzigues.

Vivier hétéroclite

« Ce conseil est un vivier très hétéroclite formé d'enseignants, d'ingénieurs, de viticulteurs, d'artistes, de retraités, d'étudiants qui ensemble seront force de proposition », détaille la chargée de communication du conseil, Anne-Sophie Gueniot. Issue de la loi Voynet en 1999, confortée par la loi Notre, les conseils de développement sont des organes consultatifs chargés d'émettre des avis pour appuyer les décisions des collectivités. Les membres du conseil de développement du bassin de Thau se divisent au sein de trois groupes de travail afin de réfléchir sur des thématiques comme la relance du commerce de centre ville, les modes de déplacement, ou encore la protection des espaces naturels. Avec 125.000 habitants, la CABT est la deuxième agglomération de l'Hérault après la métropole de Montpellier. La CCI de l'Hérault estime son pouvoir d'achat à 1 Md€, avec un fort enjeu de lutter contre l'évasion commerciale non alimentaire, estimée à 35%. Atout de cette aglomération : son capital touristique, son potentiel agricole, et un fort taux d'actif qui reste sur le territoire : seuls 32% des actifs travaillent hors de l'agglomération. 

Céline Dupin
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