L'avion-hélicoptère d'Ascendance Flight Technologies va être testé en région parisienne
La start-up toulousaine Ascendance Flight Technologies, qui développe ATEA, un avion hybride-électrique à décollage vertical, est retenue dans le cadre d'un appel à manifestation d'intérêt lancé par Aéroports de Paris (ADP), la RATP et Choose Paris Region (agence de promotion et d'attractivité internationale de la Région Île-de-France) en vue de « structurer une filière mobilité aérienne urbaine ».
L'entreprise de 12 salariés a été sélectionnée aux côtés d'acteurs majeurs de l'aéronautique – comme Airbus et Safran Electronics & Defense - dans la catégorie « Véhicules ». « Cette nomination est l’occasion pour Ascendance de multiplier les synergies et les transferts de compétences techniques et technologiques », estime Jean-Christophe Lambert, PDG de la jeune pousse, qui entend participer à la fondation d'une « nouvelle filière répondant aux enjeux contemporains de la mobilité aérienne ». Ce projet doit permettre à la société de mener des expérimentations dans l'enceinte de l'aérodrome de Pontoise – Cormeilles-en-Vexin (95), en collaboration avec la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) et avec le soutien de l'Agence européenne de la sécurité aérienne (Easa) et d'Eurocontrol, organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne. Les opérations de stationnement, de décollage et d'atterrissage, mais aussi de maintenance et de recharge, pourront ainsi avoir lieu en environnement aéronautique réel. « La mise à disposition de ces infrastructures nous permettra, à moyen terme, d’éprouver le potentiel de notre technologie VTOL (décollage et atterrissage vertical, NDLR) et de l’ATEA en conditions réelles et d’accélérer son développement opérationnel », explique Jean-Christophe Lambert.
Un appareil développé à Muret
Permettant une réduction des émissions en vol de 50 %, l'appareil en composite développé par l'entreprise toulousaine pourrait transporter jusqu’à quatre personnes (un pilote et trois passagers) sur une distance de 150 km, à une vitesse de 200 km/h. Il combinera un système de batteries électriques pour la phase de décollage et un moteur thermique pour la phase de vol. Après le test du premier prototype, des vols de démonstration pourraient être effectués lors des JO 2024, à Paris. L'appareil sera développé dans l'enceinte de l'aérodrome de Muret-Lherm.










