L’auberge du Cèdre opte pour le statut de coopérative
L’auberge du Cèdre, située à Lauret dans l’Hérault, est devenue une coopérative, lors de la reprise de la SARL en mars par ses salariés, a indiqué à La Lettre M, le 2 mai, Laurent Baccou, co-gérant. « La gouvernance est désormais régie sous le statut de Société coopérative d’intérêt collectif (Scic, NDLR). Chaque adhérent possède une voix lors des assemblées générales. Minoritaire en nombre, le collège de vote des salariés représente 50 %, contre 35 % pour celui des clients. » Auparavant directeur adjoint, le dirigeant a pris la co-gérance de l’établissement de 20 salariés, avec l’ancienne cheffe de cuisine de l’auberge, Vera Naegels. La Scic compte aujourd’hui 32 associés dont 9 salariés et 19 clients.
Effort proportionnel
La part sociale minimale pour intégrer la coopérative a été fixée à 500 euros. « Pour que ce soit équitable nous avons demandé le même effort financier à nos salariés, a poursuivi Laurent Baccou. Celui-ci sera ensuite proportionnel à leur niveau de rémunération. » Après avoir payé le ticket d’entrée, chaque salarié engagé dans la coopérative devrait à terme investir un montant équivalent à sa rémunération mensuelle. Un temps envisagé, le statut de société coopérative de production (Scop) a été écarté au cours de la transmission de l’entreprise. « Plus de la moitié du capital est aujourd’hui détenue par trois associés historiques, dont les deux anciens gérants. Or, le statut de Scop imposait une participation majoritaire des salariés. » L’un des deux anciens gérants, qui a fait valoir ses droits à la retraite, pourrait aussi prochainement céder gracieusement ses parts à la coopérative.










