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| | 7/09/2007

L’association France Biotech se réunit ce vendredi à Nîmes Entretien avec Michel Kaczorek, vice-président de France Biotech

Pour la quatrième fois, l’association France Biotech, qui regroupe les entreprises de biotechnologies françaises et leurs partenaires, organise son université d’été à Nîmes ce vendredi 7 septembre. Thème retenu cette année : “pharmacogénomique et stratification des patients : de la médecine prédictive à la médecine personnalisée”. Explications de Michel Kaczorek, ex-pdg de Synt:em, conseiller stratégique spécialisé en biotechs, et vice-président de France Biotech.Que recouvre le thème retenu cette année ?Aujourd’hui, il existe des techniques de diagnostic et de détection qui permettent d’envisager le développement d’une maladie chez un patient. Par exemple, on peut savoir qu’une personne est susceptible de développer un cancer, avant même le déclenchement visible de la maladie. Or ces techniques posent des problèmes éthiques. Il existe ainsi un test commercialisé aux Etats-Unis qui permet de détecter une sensibilité potentielle au cancer du sein. Résultat : des femmes ont demandé l’ablation d’un sein alors qu’il n’existait qu’une probabilité sur cent pour qu’elles développent la maladie. Il faut donc réfléchir à nos responsabilités lorsque nous mettons à la disposition des patients ce type de tests.Quel est l’enjeu ?On dispose aujourd’hui des moyens de développer un nouveau médicament en parallèle avec un diagnostic qui permet de vérifier l’effet de ce médicament. Il faut savoir qu’un médicament n’est jamais efficace sur 100% de la population. Ces avancées nous permettent d’envisager un jour de tester le patient d’un point de vue génétique afin de vérifier si un médicament sera ou non efficace sur lui. On s’oriente donc vers une stratification des patients, vers une médecine de plus en plus personnalisée. Ce qui pose la question de la façon dont les industriels, les chercheurs et les médecins vont se comporter vis-à-vis des patients. Ces avancées, qui vont aboutir dans les dix ou quinze ans qui viennent, posent des questions essentielles sur tous les plans, qu’ils soient juridiques, philosophiques, religieux et sociétaux. J’espère qu’à l’issue de cette journée de travail nous aurons quelques recommandations à faire remonter au niveau européen.Recueilli par Henri Frasque

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