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Haute-Garonne
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Agri - Agro
| 3/11/2020

Lancement réussi pour Magdala, la madeleine vendue en ligne

La crise sanitaire n’est pas synonyme de ralentissement de l’activité pour tout le monde. Lancée officiellement en juillet dernier, Magdala la pâtisserie a démarré son activité sur les chapeaux de roues. L’entreprise toulousaine, cofondée par Laura Palous (formée à l’ESC Montpellier) et Vincent Venturin (issu de l’école hôtelière de Toulouse, cinq ans d’expérience chez le chef pâtissier Philippe Conticini), propose la vente en ligne de gâteaux et biscuits.

La madeleine est son produit signature, mais Magdala propose d'autres gâteaux de voyage (c'est-à-dire se conservant à température ambiante au-delà de trois jours), tels que les financiers ou les cookies livrés à domicile dans toute la France. La pâtisserie propose également la pré-commande sur internet de gâteaux et entremets frais livrés à domicile à Toulouse intra-muros ou à récupérer dans l'un des quatre points relais de Toulouse et son agglomération. Quatre épiceries sont en effet partenaires : elles proposent les gâteaux de voyage à la vente dans leurs rayons et font office de point relais pour le frais. « Trois autres épiceries ont fait part de leur volonté de distribuer nos produits, à Toulouse, Perpignan et Nice. Nous ne cherchons pas d’autres points de distribution pour le moment, car nous ne sommes pas encore en capacité de produire suffisamment ! », explique Laura Palous. Depuis son lancement en juillet, l’entreprise de vente en ligne a déjà commercialisé plus de 3 500 gâteaux. « Etant donné que nous n’avons pas de boutique physique, nous n’avons pas de loyer à payer, et nous sommes par conséquent déjà rentables », précise la cofondatrice.

Des collaborations et de gros volumes en perspective

Interrogée avant le confinement, Laura Palous indiquait que Magdala la pâtisserie devait s'installer pour les fêtes de Noël dans une boutique de vente éphémère au sein de l’espace commercial Saint-George de Toulouse, « avec des recettes conçues spécialement pour les fêtes de fin d’année ». Un projet qui dépendra finalement de la durée de ce nouveau confinement.
Pour la suite, l’entreprise recherche un nouveau laboratoire de production, plus grand, afin de produire suffisamment pour répondre à la demande. « Nous cherchons un grand atelier de production, avec une petite boutique, aux alentours de Toulouse. En fait, la crise sanitaire nous a fait revoir nos ambitions : initialement, lorsque nous avons émis l’idée de lancer notre entreprise fin 2018, nous pensions ouvrir un point de vente physique à Toulouse. Avec la crise des gilets jaunes puis la crise sanitaire de mars, nous n’avons pas réussi à trouver de boutique. Ça a été un mal pour un bien, car nous nous sommes aperçus que nous avions plus de potentiel en BtoB qu’en BtoC, contrairement à ce que nous pensions à la base », constate la cofondatrice. L’entreprise a d’ailleurs déjà été contactée par un industriel régional qui souhaite mettre en avant les cookies de Magdala la pâtisserie. Un autre partenariat, lui-aussi encore confidentiel, est en cours de finalisation pour distribuer les gâteaux via un nouveau canal de distribution. « Ces deux projets représenteraient de gros volumes », confie Laura Palous. L’installation dans un nouveau local devient par conséquent assez urgente. « Lorsque nous l’aurons trouvé, nous pensons recruter une personne pour accompagner Vincent sur la production, et une deuxième personne pour tenir le point de vente. »

Bérengère Bosi / bosi@lalettrem.net
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