L’aide publique au développement, une manne de croissance à l’international
L’aide publique au développement peut-être une manne financière et une source de croissances pour les entreprises, à charge pour elles de savoir en tirer profit. Maurice Bernard, responsable des questions eau et assainissement à l’Agence française de développement, qui finance des projets dans les pays en voie de développement, s’est exprimé sur ce thème ce jeudi 4 juin, à l’invitation de Montpellier Agglomération. En 2009, le bailleur de fonds national devrait financer à hauteur de 500 M€ des projets permettant d’améliorer la qualité des eaux et l’accès à l’eau potable (production, distribution, assainissement, etc.) dans les pays en ayant le plus besoin. « Je tiens d’abord à saluer votre ambition collective de faire de Montpellier un pôle d’excellence dans le domaine de l’eau, a lancé Michel Bernard en introduction devant un auditoire de chercheurs et de chefs d’entreprises. L’eau est l’un des secteurs d’excellence française, et il faut en faire profiter les pays qui en ont besoin, en Afrique subsaharienne entre autres, l’une des zones prioritaires. Dans les projets que nous aidons, nous ne sommes pas donneurs d’ordre et les appels d’offre ne sont pas réservés aux entreprises françaises. Mais nous pouvons vous appuyer ». Le cluster Eau de Montpellier, créé il y a un an et présidé par le directeur régional de Véolia Eau, Jean-Pierre Buchoud, a déposé un dossier révisé fin 2008 pour obtenir le label Pôle de compétitivité.
Une filière eau pour peser plus lourd
Au sein de ce cluster, le réseau Swelia, qui comprend 63 entreprises du secteur. Créée en 2006, cette association permet aux TPE et aux PME du LR de porter des projets plus ambitieux, de garder la souplesse tout en profitant d’une structure. Une association avec laquelle le conseil régional est en train de mettre en œuvre un contrat de filière, "Agir pour l’eau". Un cadre qui permet aux entreprises porteuses de projets d’avenir de bénéficier de subvention de la collectivité. Pour Nourredine Smali, patron de Farmex technologies, entreprise d’une vingtaine de personnes à Mèze, c’est aussi un moyen de peser plus lourd à l’international. Sa société a déjà bénéficié de projets subventionnés par l’AFD : « Nous avons répondu et remporté fin 2007 un appel d’offres de 700 K€ au Cambodge, pour le remplacement de la station de pompage de la capitale du pays, Phnom Penh, a-t-il expliqué. L’avantage de l’AFD, c’est surtout la garantie de paiement. Les appels d’offre, nous y passons pas mal de temps, ce qu’il faudrait, c’est que l’on ait plus de visibilité sur les projets que compte financer l’AFD, pour pouvoir se préparer. Ce qui est sûr, c’est qu’avec le réseau d’entreprises Swelia, on peut mutualiser ce genre d’actions, et tous en profiter. »
Céline Dupin










