L'agroalimentaire face au casse-tête des recrutements
Les industriels agroalimentaires, mobilisés à l'occasion de la Semaine nationale de l'emploi agroalimentaire, déclarent 8 050 projets de recrutement en Occitanie en 2022 dont beaucoup jugés difficiles. La revalorisation des salaires est un élément de réponse, « mais pas que, insiste Florence Pratlong, vice-présidente de l’Association régionale des entreprises alimentaires et dirigeante de la Fromagerie de Hyelzas en Lozère : il faut continuer à se faire connaître auprès des prescripteurs comme Pôle emploi et l’Éducation nationale. » Tous les postes sont concernés « en production, pour des opérateurs qualifiés ou non, mais aussi en maintenance, y compris pour les entreprises bénéficiant d’une bonne image à travers leur marque. »
Résultat : « Les entreprises ajustent leur production à l’effectif – par exemple le DG de Yéo Frais à Toulouse s’interroge sur la fermeture éventuelle de lignes de fabrication – ou limitent leur capacité de croissance, indique Anne Chassang de l'Area, ce qui est dommage sachant que l’emploi dans l’agroalimentaire est non délocalisable. À Castelnaudary par exemple, 100 % des offres d’emploi sont jugées compliquées à satisfaire. »










