La start-up toulousaine MonOrdo ouvre sa première officine
La startup MonOrdo ouvre sa première officine en plein cœur de Toulouse. Le fondateur Sébastien Bonnet, docteur en pharmacie, propose un nouveau modèle de commerce pharmaceutique, en l’équipant de nouvelles technologies et de robotique.
L’agence physique est un Click&Collect destiné au retrait des médicaments prescrits. Les patients téléchargent en amont leur prescription médicale depuis l’application et choisissent entre la livraison à domicile ou à la pharmacie. Sur place, un robot prépare et conditionne les médicaments sous forme de sachets-doses étiquetés et triés pour chaque prise. « En France, 35 % de la population suit un traitement chronique, et 60 % des patients ne respectent pas les prises. Ce comportement entraîne 100 000 hospitalisations et une perte sèche d'1 Md€ par an pour la Sécurité sociale ». Une boîte déroulante distribue les doses ensuite réparties par les préparateurs. Les tâches « chronophages » ne sont plus à faire, le personnel est disponible pour conseiller le patient et échanger à propos de son traitement.
La société est fondée en 2019 sur un investissement de 700 k€, « il a fallu deux ans de recherche et développement, majoritairement sur la partie digitale », détaille Léo Pechin, ingénieur et co-fondateur. « L’objectif d’ici 5 ans, ce sont des officines dans les 22 principales villes de France et 150 salariés au siège (implanté à Toulouse, NDLR) ». À terme, « nous allons générer de l’emploi, note Sébastien Bonnet. Ce n’est pas parce qu’on automatise qu’on enlève des pharmaciens ». L’entreprise émergente compte huit employés.










