La sportech Vogo se diversifie dans l’industrie et la santé
Sur le premier semestre de l’exercice 2020, la société montpelliéraine Vogo (47 salariés) a vu son chiffre d’affaires croître de 213 % par rapport à la même période en 2010. Il ressort à 2,26 M€. Un bond que Christophe Carniel, PDG et fondateur de l’entreprise qui développe des solutions technologiques live de contenus audiovisuels dans le domaine sportif, attribue à trois facteurs : « L’acquisition de Vokkero, l’internationalisation de la société (35 distributeurs dans le monde, NDLR) et sa diversification ».
Champs d'application dans l'industrie
En termes de diversification, Vogo a démarré, depuis quelques mois, la commercialisation de ses solutions Vokkero Guardian et Vokkero Elite auprès de secteurs autres que le sport, en l’occurrence la santé et l’industrie. « Vokkero Elite facilite la communication à distance entre les arbitres par exemple, indique Christophe Carniel à La Lettre M. Cela a donc intéressé certains professionnels de santé – nous l’avons d’ailleurs vendu au Northwell Health hospital, le plus grand hôpital privé de New-York – mais aussi de l’industrie, tels que la SNCF afin d’aider la communication entre des techniciens intervenant sur des rails par exemple. » Fort du succès de son acquisition de Vokkero, Vogo envisage-t-elle d’autres opérations de croissance externe ? Si Christophe Carniel refuse de confirmer ou d’infirmer cette possibilité, il répond simplement que ce projet est toujours dans un coin de sa tête. Si le dirigeant se lançait de nouveau dans cette aventure, ce serait principalement dans l'objectif d'étendre ses parts de marché, puis pour enrichir son offre technologique.
EasyCov
Vogo fait également partie du consortium ayant travaillé à l’élaboration et la diffusion du test salivaire virologique EasyCov destiné à détecter la Covid-19. Déjà commercialisé dans tous les continents, ce test ne l’est pas encore en France. En effet, la Haute autorité de santé a validé son utilisation sur les personnes symptomatiques – bien qu’EasyCov soit conçu pour un usage sur toutes les personnes – mais cela ne suffit pas à permettre la commercialisation du test en France. « Le feu vert du Centre national de référence est nécessaire et pour l’instant il ne s’est pas prononcé. » De même qu’aux États-Unis, où l’autorisation de la Food & Drug administration n’a pas encore été délivrée.










