La Région Languedoc-Roussillon généralise le TER à un euro à l’ensemble de son réseau ferroviaire

Damien Alary, président de la Région L.-R., a lancé la généralisation des places de TER à un euro sur l’ensemble du réseau ferroviaire régional, lundi matin en gare Saint-Roch de Montpellier. Certaines lignes étaient déjà concernées par la mesure, comme Nîmes-Le Grau du Roi dans le Gard, Perpignan-Villefranche de Conflent dans les Pyrénées-Orientales ou Carcassonne-Quillan dans l’Aude.
« Ce n’est pas une mesure symbolique, a martelé l’élu. Pour aller de Nîmes à Perpignan, le billet passe de 32 euros à 1 euro ! » Le déficit créé par ces prix cassés devrait être comblé par une hausse de la fréquentation, et par une compensation de 3,5 millions d’euros de la Région L.-R. à la SNCF, portant sur les charges supplémentaires d’exploitation découlant de ce nouveau service. Dans le cadre de la future grande région Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées, Damien Alary a proposé à son homologue de Midi-Pyrénées, Martin Malvy, de mettre en place un train interrégional à un euro « entre Montpellier et Toulouse », les échanges entre les deux nouvelles métropoles étant voués à monter en puissance.
La SNCF fait le service minimum
Impulsé par Georges Frêche, le dispositif a reçu un accueil plus que mitigé de la part de la SNCF. Preuve en est, le billet à un euro est proposée uniquement sur une interface numérique administrée par la Région, www.train1euro.fr, et n’est pas commercialisé aux guichets de la SNCF. « La Région a fait un choix politique, nous le mettons en œuvre et n’avons pas à le commenter. Il n’y a pas d’engouement à avoir », a déclaré Philippe Charlot, directeur régional de la SNCF.
Interrogé sur le fait que la Région L.-R. fait un geste pour le pouvoir d’achat, alors que de son côté, la SNCF vient d’augmenter ses tarifs au niveau national, Philippe Charlot a répondu : « Les clients de la SNCF ne paient pas leur billet à prix coûtant, même si c’est toujours trop cher. Et ce que ne paie pas l’usager, le contribuable le paie. » Marie Meunier-Polge, vice-présidente de la Région Languedoc-Roussillon déléguée aux Transports, regrette une « communication pas extraordinaire (sic) de la SNCF sur le train à un euro. Les difficultés ont été telles que nous avons hésité à lancer cette généralisation du billet à un euro. C’est dommage, car il s’agit d’un message environnemental, qui va dans le sens du Plan Climat. »
L’ensemble des lignes est désormais concernée à partir du 5 janvier, plus particulièrement les trains circulant en heures creuses, l’idée étant « d’encourager au report modal, tout en donnant du pouvoir d’achat aux travailleurs, aux étudiants, aux familles », a précisé Jean-Claude Gayssot, ancien ministre des Transports et aujourd’hui vice-président de la Région L.-R., délégué aux relations internationales.
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