Le budget primitif de la Région Languedoc-Roussillon, théoriquement le dernier avant la fusion des conseils régionaux de Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon au 1er janvier 2016, sera voté ce vendredi 19 décembre. Il s’élèvera à 1 168 M€, dont 654,5 M€ en fonctionnement et 513,7 M€ en investissement. Un investissement en baisse de 28 M€ par rapport à l’année précédente, ce qui s’explique, selon le nouveau président PS du conseil régional, Damien Alary, par « la faiblesse de l’inflation et une participation européenne accrue ». Autorité de gestion d’une grande partie des fonds européens qui seront distribués en région sur la période 2014-2020, la Région gèrera 1 048 M€ de fonds régionaux sur 1 200 M€ (Feder, FSE, Feader et Feamp). Le budget régional s’élèvera à 1 258 M€ en 2015, en incluant le Feader, géré hors budget régional.
Investissement : 44 % du budget
Même s’il est plus faible que l’année précédente, le montant des investissements reste à un niveau élevé, selon le dirigeant de la collectivité. « Il représente 44 % du budget, contre 33 % pour la moyenne des Régions », souligne Damien Alary. 86 % des interventions régionales, soit 818,6 M€, « relèvent de compétences obligatoire, ce qui constitue un taux sans précédent ». Sur ce total, 212,3 M€ sont dédiés à la formation et à l’apprentissage, autant (212,2 M€ au ferroviaire, près de 200 M€ (199,4 M€) au développement économique, 194,7 M€ aux lycées et 131,8 M€ aux compétences choisies (culture, sport, environnement…). Le nouveau président de la collectivité met en avant « la maîtrise des charges de structures, moyens généraux et communication », qui diminuent de 2 M€ (- 8 %). Selon lui, les dépenses de personnels « sont stabilisées en euros constants (+ 1,1 %, soit l’inflation) hors impact des décisions de l’Etat et l’évolution du périmètre (ouverture du lycée Bourquin et gestion des fonds européens), qui représentent 2,3 M€ ». Les frais financiers supplémentaires (+ 1,3 M€) sont, selon l’élu, « limités grâce à la faiblesse des taux d’intérêts et aux enveloppes bonifiées de la CDC et de la BEI ». La baisse des dotations de l’Etat, de l’ordre de 19 M€, devrait se poursuivre au même rythme dans les trois ans qui viennent.
Grande région
Damien Alary est resté évasif, en revanche, sur la perspective de la future grande région Midi-Pyrénées – Languedoc-Roussillon, qui approche à grands pas avec l’adoption, demain, par le Parlement, de la carte définitive des régions. « S’il doit y avoir demain une fusion ou une union, nous serons amené demain à discuter ensemble. Mais à ce stade, il n’y pas un euro qui concerne Midi-Pyrénées dans ce budget ». Son souhait : que la future grande région s'appelle « Sud de France ». Concernant la gestion future des fonds européens, attribués pour la période 2014-2020, il souligne que « chaque région, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, a bénéficié de ces fonds en fonction de ses spécificités. Nos fonds, on les a sur les bases de la Région L.-R. Si l’Europe change de règlement, on verra bien demain. Mais je pense que même en cas d’union, chacun gardera la gestion de ses fonds européens ».
Photo HF : Damien Alary entouré des vice-présidents communiste, Henry Garino, et écologiste, Yves Pietrasanta.