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Haute-Garonne / Hérault
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Institutions
| 23/03/2016

La hausse des salaires des fonctionnaires va coûter 5 M€ par an à Toulouse et Montpellier

La revalorisation de 1,2 % du point d'indice des fonctionnaires, annoncée la semaine dernière par le gouvernement, coûtera environ 5 M€ à Toulouse et Montpellier (Ville et Métropole). A Toulouse, Sacha Briand, adjoint au maire de Toulouse en charge des finances, évoque « une dépense nouvelle de 4 M€ en année pleine. Cette enveloppe s'ajoute aux dépenses auxquelles nous devons faire face chaque année avec le développement 'normal' de la carrière des fonctionnaires. Pour absorber ce surcoût, nous allons devoir faire des économies supplémentaires. Mais pas question de toucher à nos programmes d'investissement ! Nous allons poursuivre nos efforts afin de dégager des économies, en regardant la possibilité, comme nous le faisons déjà, de ne pas remplacer un certain nombre de départs à la retraite. Sur ce point, nous ne nous fixons pas d'objectif. Nous souhaitons faire les choses intelligemment. Mais il est probable que ces nouvelles dispositions aient pour conséquence directe d'entraîner une évolution de nos effectifs. »

A Montpellier, Philippe Saurel, maire DVG et président de Montpellier Méditerranée Métropole, évoque « un gros million d'euros » pour la Ville et la Métropole. « Ca oblige la Ville à être encore plus attentive à la bonne gestion de ses services. Nous continuerons à mutualiser les services (entre Ville et Métropole, NDLR). Cette revalorisation n'aura pas d'impact sur les investissements. Je suis heureux pour tous les fonctionnaires qui pourront en bénéficie. Souvent, le fonctionnaire territorial est critiqué, et je ne suis pas dernier à le faire quand ça ne va pas (allusion à la trentaine d'emplois fictifs révélés par Philippe Saurel lui-même en début d'année, NDLR), mais la grande majorité font bien leur travail. Cette revalorisation, c'est la reconnaissance d’un métier utile pour notre République commune. La République, on l'oublie trop souvent, s’appuie sur la fonction publique. »

Pour le Grand Narbonne, l'impact est évalué à environ 600 K€ par an. « Cette augmentation ne concerne que la part du salaire hors prime », précise Jérôme Lenoir, DGS. A la Ville de Cahors, on admet que « l'impact est faible : en moyenne entre 9 et 13 € par agent et par mois, évalue Vincent Bouillaguet, adjoint en charge des finances. Mais c'est une charge nouvelle pour nous, de l'ordre de 100 K€ supplémentaire en 2017 – année où l'impact sera le plus fort. » Soit un peu moins de 1 % de hausse de la masse salariale telle que définie au 31/12/2015 (12 M€ charges comprises, pour 394 agents). Pas de quoi « remettre à plat nos budgets, mais c'est une contrainte de plus, dans un environnement déjà bien contraint ». ​L'élu rappelle que la réforme des rythmes scolaires a déjà généré un surcoût de 250 K€ pour la Ville. « Des hausses qui sont à mettre en regard de la baisse de nos recettes et notamment des dotations de l'Etat : -1,5 M€ sur 3 ans. » Si la Ville de Cahors refuse d'activer le levier fiscal – « pas de hausse d'impôt pour la 8e année consécutive » -, elle poursuit la baisse de son endettement (- 12 % entre 2008 et 2015) et celle des dépenses de fonctionnement, engagée il y a 3 ans, pour notamment « préserver un haut niveau d'investissement, de l'ordre de 4 à 5 M€ par an. »

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