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Languedoc-Roussillon
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Institutions
| 24/09/2015

La fusion au menu du Ceser Languedoc-Roussillon

« Nous sommes dans le wagon de la grande région », lance Guy Giva, le président du Ceser Languedoc-Roussillon, lors de la séance ce jeudi 24 septembre. Il a livré à son assemblée les éléments « à jour » sur l’organisation des Ceser à partir de 2016. « Lettre après lettre, on a quelques indications. Le 10 septembre, lors d’une rencontre des Ceser de France, nous avons découvert un projet de décret. » Un nouveau Ceser créé au 1er janvier 2016 sera installé par le préfet de région « début 2016 ». Sa composition sera l’addition des membres actuels des Ceser, soit 94 en Languedoc-Roussillon et 119 en Midi-Pyrénées, donc un total de 213 membres. Un nouveau président sera élu, ainsi qu'un nouveau bureau. Ses réunions se tiendront « par défaut » au chef-lieu provisoire, Toulouse. Le nouvel exécutif décidera où se dérouleront les sessions. Ce format vivra deux ans, jusqu’à la fin 2017. Au 1er janvier 2018, l’ensemble des Ceser sera renouvelé, avec diminution d’effectifs. Le Ceser LRMP pourrait comprendre de « 170 à 175 conseillers ». Des économies sont envisagées sur les indemnités : la base de calcul se fait aujourd’hui sur un pourcentage (50 %) de l’indemnité d’un conseiller régional. En 2016 et 2017, ce pourcentage doit chuter à 40 % avant de remonter à 46 % en 2018. « L’Association des Régions de France est consultée, car ce sont les Régions qui financent les Ceser », note Guy Giva.

Guy Giva a aussi évoqué la « prospective sur l'aménagement et l'équilibre du futur régional à l'horizon 2030 », sur laquelle les deux Ceser ont été saisis par les Régions LR et MP. « Nous travaillons bien avec le Ceser MidiPy. De juin à août, des fiches de synthèse ont été élaborées sur 13 thématiques. Le 7 septembre, un comité de pilotage mixte a eu lieu à Toulouse. C'est aussi une méthode à prendre, les déplacements sont longs, mais les échanges sont quotidiens. » Un rapport d'étape sera voté par le bureau du Ceser le 17 octobre et un comité de pilotage se réunira le 20.

Inquiétudes sur les financements et les pôles de décisions

 

 

La fusion MPLR a aussi suscité des prises de parole inquiètes de la part de plusieurs conseillers. Benoît Joessel du Syndeac (Syndicat des Entreprises artistiques et culturelles) s’alarme : « Quelle sera la date du vote du budget 2016 de la Région ? C’est la question que posent tous nos adhérents Comment la Région va-t-elle accompagner ? Les entreprises ont peur d’être bloquées pendant six mois. » Même sentiment du côté de Richard Mailhé, président du CROS LR qui s’interroge sur les financements du monde sportif et la localisation des décideurs. « La Région Languedoc-Roussillon finance les Ligues, alors que ce n’est pas le cas de la Région Midi-Pyrénées... La fusion des ligues est ordonné par l’Etat, la DRJSCS sera à Montpellier mais le pôle sport part à Toulouse : c’est une grande incohérence ! »

 

De son côté, Jacques Mestre de l’UMIH, président de l'Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie LR, s’est insurgé notamment contre le départ de la Direccte et du directeur Philippe Merle à Toulouse. « Je ne peux pas vivre sans les institutions, qui doivent rester au contact. J’ai trois projets à faire avancer et je ne sais pas où aller, où sont prises les décisions. Dans le tourisme, la mer, le littoral, la pêche, la viticulture, le Languedoc-Roussillon a bien plus de poids que Midi-Pyrénées. Est-ce que pour le vin, il va falloir aller à Toulouse ? À un mois des élections, je ne sais pas comment ça se passe. C’est scandaleux. Aujourd’hui, je suis mal. Je suis de droite mais je regrette une personne : Georges Frêche ! »

 

Présente en fin de session, la vice-présidente de la Région Languedoc-Roussillon Béatrice Négrier (formation professionnelle et apprentissage) a cherché à rassurer : « Je comprends les inquiétudes. On avance dans l’harmonisation des politiques publiques, par exemple nous avons échangé nos données sur le programme régional qualifiant. La fusion va demander beaucoup d’ingénierie de la part de tout le monde : services de l’Etat et de la Région, CCI, syndicats... Les enjeux sont immenses et le premier c’est l’emploi. »

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