Fil infos

| | 7/10/2013

La densification, ligne directrice du nouveau Scot

Les aménageurs-lotisseurs sont-ils une profession qui se porte bien (très bien même) mais dont la date de décès est connue ? C’est le sentiment que l’on peut avoir. Voici l’avis du président midi pyrénéen du Snal, Michel Lamour, par ailleurs directeur général de Promomidi .

2012 fut une très bonne année pour les aménageurs-lotisseurs, comment se déroule 2013 ?
Les chiffres du 1er semestre laissent espérer que 2013 ( avec une offre commerciale de 1 586 lots au total au 1er semestre 2013 contre 1 227 au 1er semestre 2012) sera meilleure que 2012, qui fut une excellente année (+ 24 % sur 2011).

Quelles sont les perspectives pour 2014 ?
2014 ne reflètera pas encore les effets néfastes du nouveau Scot voté en 2012. C’est l’année prochaine que seront appliquées les nouvelles normes qui visent à restreindre les nouvelles zones à aménager.

Et au-delà de l’année prochaine ?
Il faut espérer une modification du Scot afin de revenir à de meilleurs sentiments vis-à-vis de la maison individuelle. Aujourd’hui la profession se porte bien, la demande existe, les clients sont impatients mais, la maison individuelle a été mise au ban du périmètre du Scot.

Vous avez fortement contesté le nouveau Scot, pourquoi ?
La densité est le maître-mot de ce document. Celui-ci densifie à outrance dans des communes où cela ne se justifie pas. Si l’on achète à 25 km de Toulouse ce n’est pas pour habiter dans un T3 que l’on peut trouver à Borderouge. Nous ne comprenons pas que dans certains quartiers de Toulouse l’on prévoit moins de logements et que l’on construise des logements collectifs à la campagne loin des commerces et des services.

Vous avez saisi la justice à ce sujet, où en est le dossier ?
C’est un geste de désespoir qui nous a fait attaquer le Scot en justice. Nous avons la très nette impression de n’avoir pas été entendus lors de sa rédaction. Nous attendons un geste d’ouverture de la part des responsables de ce document. Nous avons été déboutés sur le caractère d’urgence de notre demande. Le tribunal administratif doit se prononcer sur le fond de notre demande.

Quelles sont selon vous, les zones les plus accueillantes sur les Scot toulousains ?
Certainement le Scot Nord est le plus ouvert aux nouvelles populations, dans les communautés de communes de Cadours, de la Save à la Garonne, des Côteaux du Girou ou de Villemur.

Les prix du foncier continuent de monter malgré la crise, pourquoi ?
Dans une économie de marché, c’est l’adéquation entre l’offre et la demande qui établit les prix. Une demande forte et une offre stable contribuent à la poussée des prix.

La conséquence de cette augmentation est la diminution de la taille des lots ?
En effet, la taille des lots est passée en moyenne de 810 m² au 1er semestre 2011 à 670 m² au 1er semestre 2013. Nous pouvons les commercialiser à un prix de vente presqu’identique.

Comment voyez-vous la profession dans le périmètre des Scot toulousains d’ici 5 ou 10 ans ?
La question de la pérennité de ce métier se pose alors, qu’en même temps, nous sommes les seuls à pouvoir permettre à un jeune couple avec deux enfants d’accéder à une maison avec un budget de 200 à 250 K€.

A part la grande agglomération toulousaine, comment se porte le marché des lotissements ?
L’essentiel du marché est concentré sur la Haute-Garonne, arrivent ensuite le Tarn et le Tarn-et-Garonne mais l’activité dans ces deux départements est très directement liée à l’agglomération toulousaine.
Propos recueillis par J. Subirats

Le Snal en chiffres
15 adhérents
60 % part de la production représentée
60 M€ de CA générés par les adhérents

Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie