La Clinique Saint-Pierre veut son IRM
Pascal Delubac, directeur de la Clinique Saint-Pierre (Groupe Médipôle) à Perpignan a réuni la presse, ce mercredi 17 mars, la presse afin de dénoncer le sous-équipement d’imagerie médicale en France (12,5 IRM par million d’habitants en France, contre 15,8 en moyenne au niveau de l’Europe) et ses craintes concernant l’implantation future d’un IRM sur les P.-0. (coût : 1,2 M€ TTC). D’ici le 30 juin l’ARH, l’autorité de tutelle de la clinique, doit attribuer l’autorisation d’installer un nouvel IRM dans les P.-O. La clinique Saint-Pierre, l’Hôpital de Perpignan et la clinique mutualiste la Roussillonnaise sont sur les rangs.
Un pôle cancérologie reconnu
« Le projet médical de la clinique Saint-Pierre porte depuis plusieurs années sur des spécialisations : la cancérologie, la cardiologie et la stérilité de la femme qui requièrent l’IRM. Nous sommes classés au 14e rang national et au 1er rang régional pour notre pôle cancérologie », souligne Pascal Delubac. « En 2006, nous avions déposé à l’ARH un dossier à titre exceptionnel pour un second IRM. Or, aujourd’hui, ce dossier ne nous concerne plus uniquement, puisqu’il a été ouvert à d’autres établissements sans motif ».
Danger pour les patients
« Le gouvernement a fait du plan cancer une priorité nationale. Ce plan prône un délais d’attente de 10 jours pour les patients. Ceux de la clinique atteignent 8 semaines contre 34,5 jours en moyenne nationale, alors même que le site traite l’ensemble des patients du département » s’indigne le Dr Christian Almès, radiothérapeute au sein du Réseau santé pyrénées méditerranée (RSPM) implanté sur le site de la clinique Saint-Pierre. Le RSPM compte 30 radiologues qui traitent 1 700 nouveaux patients par an. « En nombre d’actes, nous sommes supérieurs à ceux réalisés à Nîmes et juste derrière le centre Val d’Aurelle de Montpellier. Les traitements par IRM concernent autant le dépistage, que le soin et le suivi du cancer chez le patient », précise le Dr Stéphanie Catala.
Un second IRM nécessaire à Saint-Pierre
Pour les médecins, cette situation risque de s’aggraver, car les besoins augmentent et les examens sont longs. « Il s’agit là, d’un vrai problème de santé publique. Si l’on veut réduire le délai d’attente en cancérologie et en irradiation médicale, il n’y a qu’une solution logique : une IRM à priorité cancérologique, implantée là où sont les besoins les plus aigus, c’est à dire sur le site même de la clinique Saint-Pierre. Cette implantation garantit une utilisation optimale de l’appareil », conclut Pascal Delubac.










