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Haute-Garonne
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Agri - Agro / Commerce - Artisanat
| 7/12/2020

Jardin d'Elen lance sa gamme de cosmétiques à base de violette de Toulouse

Créée en 1993 par Hélène Vié, la société Jardin d’Elen, spécialisée dans la production et la vente de produits à base de violette de Toulouse (siège à Toulouse, cinq salariés) lance une gamme de cosmétiques, sous la marque Jardin Confidentiel. La cheffe d’entreprise, qui cultive ses propres violettes depuis près de 20 ans, a engagé huit ans de travail de recherche avec des scientifiques, notamment le Dr Serge Rollan, directeur du laboratoire toulousain Symbiotec. Les recherches, soutenues financièrement par l’agence régionale Ad’Occ, ont abouti à la découverte d’un actif désormais breveté : Symbiolette. Celui-ci permet d’augmenter la production naturelle de collagène dans la peau.
« Je voulais savoir si la violette de Toulouse présentait des vertus particulières. Lorsque l’on a découvert qu’elle en avait contre le vieillissement de la peau, j’ai décidé de lancer une gamme de produits cosmétiques », explique à La Lettre M Hélène Vié. La cheffe d’entreprise se rapproche alors d’un laboratoire tarnais, avec qui elle conçoit des « recettes  », alliant différents actifs issus de différents végétaux, dont, bien entendu, Symbiolette.

Une gamme écoresponsable pour les marchés nationaux et l'export

« La finalisation du projet a été très longue, mais j’ai profité de ce temps pour mûrir le projet et je suis rapidement arrivée à la conclusion que la gamme de cosmétiques devait répondre à une démarche environnementale ». Jardin Confidentiel propose des soins composés de 95 à 99 % d’ingrédients d’origine naturelle. L’actif Symbiolette est extrait des violettes cultivées en agriculture raisonnée, par Hélène Vié à Toulouse. « Au-delà du produit lui-même, j’ai décidé de proposer un packaging qui répond à des exigences environnementales : les tubes sont fabriqués à base de fibre de canne à sucre par la société gersoise Gerstube et les emballages cartons et notices sont imprimés avec des encres végétales sur du papier recyclé par l’entreprise carcassonnaise Antoli », précise la fondatrice de la marque.
Pour s’assurer la possibilité de vendre à l’export et de séduire les touristes étrangers, Hélène Vié a choisi des contenants légers, inférieurs à 100 ml, afin qu’ils puissent être transportés en avion. « Comme la gamme de produits d’épicerie fine et de senteur proposé par Jardin d’Elen, je souhaite que la gamme Jardin Confidentiel séduise les marchés nationaux et étrangers (7% des ventes NDLR). Je vise notamment le Japon et la Russie. Cependant, avec la crise sanitaire, je préfère me laisser 6 à 9 mois pour définir des ambitions claires. Pour le moment, je ne peux pas me rendre sur des salons à l’étranger… ». En attendant, Hélène Vié compte voir sa gamme cosmétique trouver une place sur le marché régional et national, notamment par le biais des parfumeries, spas ou encore instituts de beauté. La cheffe d’entreprise mise également beaucoup sur le relais web et sur le e-commerce. « Nous avons créé un site internet et sommes présents sur les réseaux sociaux. Nous comptons également sur le relais des influenceuses pour faire connaître notre marque ».

Le caractère incontournable du e-commerce

Car Hélène Vié est aujourd’hui plus que jamais convaincue de l’importance du e-commerce. Avec la crise sanitaire, les boutiques qui vendent les produits à base de violette de la société Jardin d’Elen (confiseries, miel, thé, linge de maison brodé, parfum…) ont fermé. « Notre péniche toulousaine a fermé ses portes, comme la plupart des 200 points de vente qui distribuent nos produits (boutiques dans les lieux touristiques, à l’aéroport…) ». Les conséquences seront assez lourdes pour l’entreprise qui devrait enregistrer en 2020 un chiffre d’affaires en recul de 30 % comparé au million d’euros réalisé en 2019.
« Il y a encore quelques mois, nous ne faisions que 5 % de notre chiffre d’affaires en e-commerce. Ces deux derniers mois, nous sommes passés à 10 % et je souhaite à terme atteindre les 25 %. Si l’on veut continuer à se développer, notamment à l’international, nous devons miser sur le commerce en ligne », affirme Hélène Vié. La fondatrice du Jardin d’Elen a ainsi utilisé tout le temps laissé par le confinement pour « sortir le turbo sur le développement du digital ». Elle reste d’ailleurs optimiste pour l’avenir, puisqu’elle ambitionne en 2021 dépasser son chiffre d’affaires de 2019, « c’est-à-dire progresser d’au moins 35 % en un an ! », conclut-elle.

Bérengère Bosi / bosi@lalettrem.net
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