Pyrénées-Orientales
Institutions
Intercommunalité : trois scenarii pour Sud Roussillon
Le président de la communauté de communes Sud Roussillon (15 000 habitants sédentaires) et maire de Saint-Cyprien, Thierry Del Poso, envisage trois scénarii pour l’avenir de l’intercommunalité, qui devra fusionner avec une autre dans le cadre de la réforme territoriale : Sud Roussillon fusionnerait soit avec l’Agglomération de Perpignan, avec la communauté de communes des Albères, soit avec la CC d’Illibéris et la commune isolée d’Elne.
Rejoindre la CDCI
Thierry Del Poso affirme vouloir rester « maître du destin » de sa commune et de l’intercommunalité, qui rassemble Saint-Cyprien, Alenya et Latour-Bas-Elne, pour ne pas avoir à subir un arrêté du préfet. Il envisage d’intégrer, avec les deux autres maires de Sud Roussillon, la Commission départementale de coopération intercommunale. « Cette commission doit se renouveler le 16 mars prochain. J’envisage d’intégrer le collège intercommunal et les maires d’Alenya et de Latour-Bas-Elne celui des maires, indique-t-il. Cette commission donne un avis et peut nous permettre d’agir au cas où la décision du préfet ne conviendrait pas ».
Privilégier l’emploi
L’élu réaffirme qu’à ce jour, ni la commune, ni la communauté de communes n’ont fait de choix sur une intégration à venir. « Nous avons fait réaliser une étude, dont les résultats nous ont été transmis en décembre. Elle porte sur les questions budgétaires, fiscales et des services sur les trois options qui s’offrent à nous, avec leurs avantages et inconvénients », explique le maire. « Cette étude n’apporte pas de solution évidente » indique le maire qui veut avant tout que le choix soit orienté pour « privilégier la qualité des services à la population et la préservation de l’emploi » et non pas par rapport à « une coloration politique ». Sur la base de critères économiques, Thierry Del Poso reconnaît que « l’intérêt de Sud Roussillon serait d’aller vers l’Agglomération de Perpignan ». La population sera mobilisée à travers des réunions publiques d’information et de débat. « Il n’y aura pas de référendum », indique le président de Sud Roussillon. Pour l’heure, il n’y a selon lui « pas d’urgence caractérisée. Le préfet et la CDCI donneront un avis courant 2011. Le choix devra s’opérer au premier semestre 2012. Ce sera le choix de l’évidence ou du cœur ».










