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Immobilier
| 17/02/2012

Immobilier : Les Echos démontent le système Capifrance

Dans son édition du 16 février, le quotidien économique enquête sur le système de réseau immobilier CapiFrance (Pérols), sous le titre : « Les agents immobiliers déstabilisés par les réseaux sans vitrine ».
« Capifrance et Optimhome, rachetés par Artemis (PPR), sont sans doute voués à fusionner (…) Les agents commerciaux ne sont nullement salariés. Ils devront commencer par verser 360 euros par mois pour avoir accès à une formation de 12 jours et aux supports sur lesquels poster leurs annonces. Puis patience… Il leur faudra attendre encore de six à huit mois avant de toucher les fruits de leur travail. »
François Pineda, consultant, dénonce ces réseaux : « Le modèle financier est assez clair, il vise à faire de l’argent. Qu’il y ait ou non une transaction, la structure engrange 6 M€ par an apportés par les contributions des agents. » Autres critiques formulées par Les Echos : « dérégulation de la profession, dumping sur les commissions, formation insuffisante, isolement des négociateurs parfois situés à 600 km du siège… »
Capifrance, dirigé par Jacques Daboudet, mise sur le fait que « la moitié des transactions se signent aujourd’hui entre particuliers, sans intermédiaire. C’est sur ce vivier que comptent les réseaux. » Jacques Daboudet « revendique 1 400 commerciaux et un CA de 50 M€ pour 6 000 ventes, qu’il compte doubler en six ans ». La marge de progression est en effet importante : en 2011, seulement 15 000 transactions ont été réalisées par des réseaux sans agence, sur un total de 832 000 ventes.
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