Fil infos

Pyrénées-Orientales
|
Commerce - Artisanat
| 25/06/2013

Ikea met en concurrence Rivesaltes et Gérone

Ikéa met en concurrence les villes de Gérone (Espagne) et Rivesaltes, dans l'Agglo de Perpignan, pour implanter un nouveau magasin. Lors de la session de l’agglomération de Perpignan qui s’est tenue ce 24 juin, les élus ont voté une dérogation du Scot, récemment adopté. Cette délibération fait suite à un courrier du fabricant de meubles Suédois Ikéa au maire de Rivesaltes, André Bascou. Courtisé depuis des années par les élus locaux, Ikéa cherche une implantation entre Montpellier et Barcelone. « Les discussions sont très avancées, indique Jean-Paul Alduy, le président de l’Agglomération. Ce sera une compétition difficile avec Gérone, mais on peut gagner, car il y a une préférence pour Rivesaltes, qui offre une vitrine directe sur l’autoroute A9. Un courrier dans ce sens a été adressé par la direction du groupe. Nous demandons alors au Scot d’identifier la zone. » La zone concernée par ce possible projet (Garrigue Sud) s’étend sur 9 ha, dédiés à de l’activité commerciale située en bordure de l’autoroute A9 et derrière les Caves Arnaud de Villeneuve. « Depuis 15 ans, 6 à 7 ha de foncier économique sont consommés chaque année, indique André Bascou. Actuellement, nous n’avons que deux ans de capacité d’accueil. » Selon lui, « cette zone a de nombreux atouts en étant irriguée par l’autoroute, mais aussi par la RD 900 et la RD 83. Son positionnement est stratégique. On ne peut pas prendre le risque de voir échapper cette implantation, qui donnerait une image très forte pour tout le département. »

Le comité syndical aura le dernier mot
Jean-Paul Alduy avoue « comprendre le désagrément » engendré par ce changement nécessaire, « mais ce sera au comité syndical d’avoir le dernier mot. »
Jean-Paul Billès, vice-président de l’agglo et président du Scot Plaine du Roussillon, confirme que « le comité syndical se réunit le 4 juillet prochain, mais que l’aboutissement s’opèrerait pas avant le 2e semestre 2014. » Il concède que, même si l’enquête publique est lancée depuis le 17 juin, « c’est une opportunité qui dépasse les limites du département, à ne pas laisser passer. » Et Jean-Paul Alduy d’ajouter : « devant l’importance de l’enjeu, on ne peut pas rater cette procédure à deux mois près, surtout en période de crise ». Sur ce dossier, les élus de Cabestany ont voté contre et ceux de Torreilles se sont abstenus.
Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie