Hérault > A9b : les enjeux économiques de l'avis défavorable
« Cet avis défavorable est une catastrophe économique pour le développement de l’agglomération montpelliéraine, tempête Gérard Maurice, président de la commission aménagement du territoire au Conseil économique et social du LR. Les contournements est et ouest de Montpellier ne peuvent trouver leur efficacité qu’avec le contournement sud que créerait l’actuelle A9 si elle est dédoublée. » Il espère que le ministre de l’Équipement « va saisir le Conseil d’État pour obtenir la déclaration d’utilité publique ».Du côté des professionnels du transport et de la logistique, les réactions recueillies par La Lettre M sont contrastées. Pour Christophe Charlon, président régional de la FNTR-CSITRL (transporteurs routiers), « la gratuité de l’A9 au droit de Montpellier en a fait un périphérique urbain, ce qui génère des flux aux heures de pointe. Dans le même temps, tout le réseau secondaire pour accéder au secteur Provence a été interdit à la circulation de nos véhicules. La dernière interdiction concerne Lunel. Si aucune solution n’est trouvée pour décongestionner le trafic, il faudra rendre à nouveau payante la section Saint-Jean-de-Védas / Vendargues. » À l’inverse, Régis Bertolaso (Trafico, Vendargues) réagit positivement à cet avis : « Ce n’est pas une décision d’autruche. Il faut imposer le ferroutage aux véhicules étrangers en transit. La création de lignes réservées aux poids lourds et véhicules légers en transit, comme Strasbourg-Perpignan, Calais-Perpignan ou Grenoble-Perpignan, pourrait être une réponse économique tenant compte de l’environnement. »










