Hemeria investit et recrute pour accompagner son développement
La société spatiale toulousaine Hemeria vise 60 M€ de CA en 2022-2023, contre 48 M€ en 2021-2022. Une croissance qui s'appuie à la fois sur la récente acquisition de Cnim Air Space, devenue Hemeria Airship, PME haut-garonnaise de 70 salariés et 10 M€ de CA développant des ballons et dirigeables gonflés à l’hélium, et sur de la croissance organique. « Nous avons ouvert une trentaine de postes au recrutement, à Toulouse, Paris et Angoulême, indique à La Lettre M Nicolas Multan, DG de l'entreprise de 400 salariés. Par ailleurs, après avoir injecté 1,9 M€ début 2022 dans 1 400 m2 de salles blanches à Toulouse, nous allons investir 1,5 M€ cette année pour restructurer le site Hemeria Airship basé à Ayguesvives. »
La livraison de ce chantier est prévue pour le second semestre. En parallèle, Hemeria ne s'interdit pas de réaliser d'autres opérations de croissance externe dans les mois et années à venir, « en France, mais aussi au-delà », glisse le dirigeant.
Des contrats structurants
Hemeria, qui développe historiquement une gamme de petits satellites ainsi que des panneaux, des protections thermiques et des dispositifs d’interconnexion dédiés aux satellites plus volumineux, est née en 2019 de la volonté du groupe Nexeya de se recentrer sur ses activités spatiales. « À l'origine, nous étions 140 personnes et réalisions 25 M€ de chiffre d'affaires, rappelle Nicolas Multan. Notre croissance, principalement organique, s'est basée sur l'obtention de contrats structurants. » Ainsi, l'entreprise a notamment signé des partenariats commerciaux avec la Direction générale de l'armement (DGA), Thales Alenia Space et Airbus Defence and Space. Sans oublier la start-up toulousaine Kinéis, pour qui elle produit 25 nanosatellites devant être mis en orbite entre 2023 et 2024.










