Languedoc-Roussillon
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Guerre des présidents à la CGPME L.-R.
Alain Avezou, agent d’assurance à Narbonne et président de la CGPME de l’Aude, est-il bien le président régional de la CGPME, comme il l’a affirmé dans un communiqué de presse diffusé le 20 juin ? Le président de la CCI de Nîmes, et ancien président de la CGPME du Gard, Henry Douais (photo), affirme qu’il est toujours le « président par intérim » de la CGPME régionale. « J’ai succédé à Jean-Louis Bouscaren le 2 mai, après que les instances nationales lui ont enlevé son mandat, ainsi qu'à la trésorière, Gabrielle Deloncle, en raison du blocage de la fédération ». Les relations, très tendues, étaient devenues particulièrement exécrables entre le président régional de la CGPME et la présidente départementale de l’Hérault, le premier ayant notamment déposé plainte, début 2012, contre la seconde, qu’il accuse de l’avoir fait suivre par un détective privé, ce que nie l’ancienne présidente de la CCI de Montpellier.
« Élection à l’africaine »
Proche de Jean-Louis Bouscaren, son colistier aux dernières élections à la CCI de Nîmes, Henry Douais assure que les formes n’ont pas été respectées pour l’élection d’Alain Avezou, plus proche, lui, de Gabrielle Deloncle : « Trois points étaient à l’ordre du jour de l'assemblée générale du 20 juin. Lorsque sont venues les questions diverses, des participants ont souhaité que le nouveau président soit élu tout de suite. J’ai refusé et clôt la séance. Ils ont organisé une élection entre eux, mais elle n’est pas régulière. C’est une élection à l’africaine ! » Selon lui, l’élection régulière doit avoir lieu « dans quinze jours ». Henry Douais assure qu’il ne sera pas, lui-même, candidat. « Mais je souhaite qu’il y ait au moins deux candidats en présence ». Contacté à plusieurs reprises par La Lettre M, Alain Avezou n’a pas répondu à nos sollicitations.










