Hérault
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Guerre des présidents à la CGPME 34
Serrures changées, intervention de policiers, plaintes en rafale… La guerre des présidents fait rage à la CGPME 34.
Acte 1 : le 31 janvier, une centaine de participants, réunis en assemblée générale extraordinaire, désignent un nouveau bureau, présidé par le concessionnaire auto montpelliérain Jean-François Bavoil, secondé par le promoteur Pierre-Olivier Edouard. « Il y avait une vacuité totale du pouvoir à la tête de la CGPME 34 », accuse Jean-François Bavoil. « Aucune des modifications des nominations statutaires décidées depuis 2008 n’a été enregistrée en préfecture. Et Gabrielle Deloncle refusait de réélire un nouveau conseil d’administration, comme nous le lui avons demandé à plusieurs reprises ».
Acte 2 : lundi 4, le président national de la CGPME, Jean-François Roubaud, adresse un courrier à Gabrielle Deloncle, lui confirmant que « la CGPME Hérault, que vous présidez, est celle qui a reçu l’agrément de la CGPME nationale, et à fait l’objet d’une ratification définitive par le bureau confédéral national le 23 décembre 2009 ». Pour Jean-François Bavoil, le président national « n’avait pas encore connaissance de notre assemblée générale extraordinaire ».
Acte 3 : le soir-même, la police intervient dans les locaux de la CGPME 34, à Lattes, où Gabrielle Deloncle réunit un conseil d’administration. Deux versions s’affrontent : « Nous avons pris possession de nos nouveaux bureaux et fait changer les serrures, raconte Jean-François Bavoil. Nous avons appris dans la soirée qu’une réunion s’y tenait. Nous avons donc appelé la police, qui est intervenue et les a virés ». Selon Gabrielle Deloncle, les policiers sont bien intervenus, mais « nous leur avons montré que nous étions bien les locataires légitimes des locaux, et nous y sommes toujours à l’heure actuelle ».
CFE
Plusieurs plaintes ont été déposées de part et d’autre. Et chacun s’estime légitime. « Ces personnes ont été exclues de la CGPME en janvier, affirme Gabrielle Deloncle. Leur AGE extraordinaire n’a aucune légitimité, puisqu’elle aurait dû, selon nos statuts, se tenir avec l’accord du national, et réunir au moins 50 % des adhérents plus un ». Pour Jean-François Bavoil, Gabrielle Deloncle « a perdu toute légitimité en étant des deux côtés de la barrière dans l’histoire du CFE. En conspuant le pouvoir politique à Antigone, nos adhérents conspuaient leur propre chef ! » Jean-François Bavoil l’assure : « je suis totalement déterminé et j’ai les moyens de l’être. La victoire finale, j’irai la chercher avec les dents ! »










