Grands Défis : la CCI de Montpellier sort ses muscles

En présence de 2 000 décideurs économiques et politiques, la CCI de Montpellier a fait une démonstration de force, mardi au Corum, à l’occasion de la soirée "Grands défis", où l’avenir de plusieurs dossiers stratégiques (démographie, entreprises, flux, commerces) a été abordé.
Parmi les pistes évoquées, en matière de commerces : une plateforme drive en périphérie pour les commerçants ; un service de livraison à domicile pour les personnes âges ; une zone commerciale dédiée aux produits bio et du terroir ; la requalification des zones commerciales vieillissantes ; pas plus de 100 000 m2 de créations de surfaces commerciales dans les dix prochaines années, « sinon le marché ne suivrait pas » (André Deljarry, président de la CCI de Montpellier) ; les Jardins du Peyrou aménagés comme les Tuileries ; un pôle ludique sur le site de l’ancien Hôtel de Ville ; la création d’échoppes dédiées aux circuits courts, d’une offre alimentaire et d’un restaurant panoramique à la place des halles Laissac ; le long du boulevard du Jeu de Paume, l'aménagement d’un itinéraire marchand (métiers de bouche, design).
L’heure du clustering
« Le chacun chez soi, c’est l’ancien monde, a martelé André Marcon, président de CCI France. Le nouveau monde nous impose de travailler ensemble, via le clustering. Les moyens financiers se raréfient, et la concurrence est rude. Dans ce contexte, les entreprises ont besoin de se singulariser. La région de Montpellier doit jouer sur son ensoleillement exceptionnel, sans pour autant considérer que c’est un acquis. Il faut professionnaliser le secteur du tourisme, qui est une économie comme une autre, et non une rente de situation. Par ailleurs, l’entreprise est de plus en plus utilisatrice d’équipements, et non plus propriétaires. Il faut qu’elle puisse les trouver. Enfin, il faut jouer davantage la complémentarité entre la métropole et l’hinterland. C’est ainsi que l’on crée une identité de territoire. »
« L’anticipation est la condition du progrès et de la croissance durable, a conclu Pierre de Bousquet, préfet de l’Hérault et de la région L.-R. L’économie de l’Hérault a été portée depuis 40 ans par un dynamisme démographique, et une économie résidentielle, basée sur les biens et services. Ce modèle s’essouffle aujourd’hui. Il faut certes en conserver les effets bénéfiques, mais en le doublant à une économie plus productive, axée sur l’exportation. Sans forcément parler de grand export : parlons déjà d’export en dehors de la région. »
Photo : HV










