la lettre M

Région Occitanie
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Transports - Logistique
| 17/12/2021

GPSO : le financement file à nouveau sur de bons rails

Malgré plusieurs coups de frein, le financement du Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) incluant les deux LGV Bordeaux-Toulouse et Dax-Toulouse connaît une nouvelle accélération ces derniers jours. Estimée à 14,3 Md€, la facture totale doit être réglée à 40 % par l'État, 40 % par les collectivités locales d'Occitanie (2,2 Md€) et de Nouvelle-Aquitaine (1,7 Md€) et 20 % par l'Union européenne. Toutes les collectivités ont jusqu’au 31 décembre pour fixer leur participation. Après les 354 M€ votés par Bordeaux Métropole, la Région Nouvelle-Aquitaine, présidée par le socialiste Alain Rousset, a été la première cette semaine à affecter 710 M€ à l’établissement public chargé de financer le GPSO. Le Département des Pyrénées-Atlantiques, présidé par Jean-Jacques Lasserre (MoDem), a voté 70 M€ (54 M€ ciblés sur le tronçon Bordeaux-Dax et 16 M€ sur l'amélioration des lignes existantes Dax-Bayonne-Hendaye et Dax-Pau), soit 33 M€ de moins que l’enveloppe prévue initialement.

150 M€ pourraient manquer

L'Agglomération de Pau (64) de François Bayrou (MoDem) a de son côté validé 75 M€, en insistant elle aussi sur la nécessité d'une « concomitance des travaux sur les deux lignes, celle allant vers Toulouse et celle allant vers Dax ». L'Agglomération d'Agen (47), présidée par Jean Dionis du Séjour (MoDem), a elle aussi donné son feu vert pour 18,7 M€. Du côté des opposants, le Département de la Gironde préfère financer des « trains du quotidien ». Une position au départ partagée par le Département du Lot-et-Garonne, mais la demande de participation ayant diminué (56 M€ au lieu de 120 M€), certains élus se disent toutefois « prêts à rouvrir le débat malgré le délai très court ». Pour le dernier vote attendu ce samedi, la communauté d'agglomération du Pays Basque pourrait également se prononcer « contre » à l'instar de celle de Dax mardi dernier, qui a refusé d’engager 32 M€. Au final, 150 M€ pourraient manquer au pot commun néo-aquitain, ce qui n’est pas « insurmontable », estimait la semaine dernière Alain Rousset, président de la Nouvelle-Aquitaine. Côté Occitanie, les élus Carole Delga et Jean-Luc Moudenc se félicitent de voir le plan de financement remis sur de bons rails (lire encadré).

Catherine Léhé / lehe@lalettrem.net
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