General Electric veut supprimer 48 postes à Montpellier
« Un maximum de 48 postes seront supprimés » sur le site montpelliérain de General Electric (GE), déclare le service communication du géant américain, au lendemain de la grève qui a mobilisé plus de 100 personnes (sur 277 salariés, 80 % sont des cadres). « Il s'agit principalement d'ingénieurs », précise à La Lettre M Giuseppe Albrizio, délégué syndical CFDT à Montpellier. GE a annoncé en septembre dernier un projet de restructuration de certaines activités en Europe. Les réseaux électriques, spécialité du site situé à proximité de Dell, en font partie. En cause, « un marché en tension car surcapacité de production, baisse des prix et très forte concurrence », résume l’une des communicantes de crise de GE, interrogée par La Lettre M.
« La branche Grid solutions, dédiée à la production de matériel, est en difficulté, reconnaît le porte-parole du syndicat majoritaire. Mais notre sous branche Grid automations est bénéficiaire. » Celle-ci comprend de la R&D pour fournir des logiciels et consiste également à superviser à distance du matériel, un transformateur ou un sectionneur par exemple. « Ici il n'y a que de la matière grise, il n'y a pas de production comme dans d'autres sites », commente son collègue Loïc Ferec, secrétaire de la commission de santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT) et syndicaliste CFDT.
Premiers départs volontaires au printemps
Les discussions avec les syndicats ont démarré en octobre dernier. Fin des consultations en mars prochain. Les premiers départs volontaires pourraient donc intervenir au printemps. Des licenciements secs sont-ils envisagés ? « L’objectif de GE, à chaque projet de réorganisation, c’est de limiter les départs contraints », répond l’entreprise. Le PSE, qui vise 579 postes en France, prévoit, dans un second temps, seize créations de postes à Montpellier. Des ingénieurs terrain sont recherchés en priorité, « à partir du deuxième trimestre 2021, selon le calendrier prévisionnel », avance Giuseppe Albrizio.
« Nous ne sommes pas sûr que les personnes qui perdront leur emploi auront les compétences pour ces nouveaux postes, craint Loïc Ferec. Au quotidien, ce ne sont pas les mêmes process que leur travail actuel, mais la direction ne l'entend pas comme ça. Donc ça peut se finir en licenciements. La direction veut juste faire des économies et pas se réorganiser. Pour la plupart des employés, ce plan est synonyme de baisse de la qualité de service. Or, nos clients comme RTE sont très exigeants. En réduisant les effectifs, on risque de perdre des contrats et donc de fermer le site de Montpellier. »










