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Transports - Logistique
| 30/10/2014

Gare Sud de France : la Région L.-R. et Montpellier Agglomération alertent le ministre des Transports

Dans une lettre commune adressée à Alain Vidaliès, secrétaire d’Etat chargé des Transports, et communiquée à la presse ce jeudi après-midi, Damien Alary, président de la Région L.-R. (PS) et Philippe Saurel, président de Montpellier Agglomération (DVG), « réaffirment leur volonté de voir la future gare Montpellier Sud de France dotée des fonctionnalités de terminus, compte tenu de l’importance majeure de la métropole montpelliéraine dans le corridor sud européen ».
D’après les deux élus, qui font partie des financeurs du futur équipement, « RFF, il y a plusieurs mois, a pris la décision de ne pas doter la gare Montpellier Sud-de-France d’une galerie d’avitaillement, sans que son analyse préalable ait été porté à leur (notre) connaissance (...). En l’absence d’un tel système, la préparation minimale des trains pour un autre service ne peut s’effectuer. La fonction terminus de cette gare ne pourra donc pas être assurée dans des conditions normales d’exploitation. A l’horizon 2020, les compagnies de transport de voyageurs souhaitant desservir le pôle d’échange multimodal Montpellier Sud-de-France en terminus devront pouvoir trouver en gare des fonctionnalités, comme l’avitaillement, qui leur seront nécessaires afin de permettre des origines de trains dans cette gare. (...) Nous ne pouvons accepter que le niveau des prestations de cette gare ne soit pas en rapport avec l’importance des investissements mis en place sur le contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier et sur les deux gare nouvelles de Montpellier et Nîmes (2 Md€), ainsi que sur leur desserte. De plus, cette décision s’avère contraire à l’engagement du maître d’ouvrage (RFF, NDLR) conclu par la signature de la convention de financement et de réalisation de la gare Montpellier Sud de France, signée le 25 avril 2012. »
Le projet de gare nouvelle Montpellier Sud de France, portée par Réseau Ferré de France et un groupement privé mené par Icade et Fondeville, a été soumis à de vives critiques (faible intermodalité du fait de l’éloignement avec le réseau TER et de la desserte par une seule ligne de tramway, risque que la gare soit déserte, inondabilité du site) lors de l’enquête publique, qui vient de s’achever. Le commissaire-enquêteur rendra son avis avant le 24 novembre. Cet équipement est prévu à l’horizon fin 2017, en même temps que sera mis en service le contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier, en cours de construction.
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