Gard/Régionales – Raymond Couderc fait le tour des « oubliés du développement régional »
Lors d’un déplacement à Nîmes, le 7 octobre, le sénateur-maire UMP de Béziers, Raymond Couderc, a estimé que « Nîmes (était) un des exemples des laissés pour compte du développement régional, qui a oublié la plus grande partie des zones rurales ». Ce sera l’un des thèmes de la « pré-campagne » du candidat de l’UMP, qui se rendra prochainement dans la Haute-Vallée de l’Aude et à Tautavel : dénoncer le « déséquilibre » favorisé selon par Georges Frêche, qui veut « concentrer à Montpellier la majeure partie de la population et des équipements de la région ». Raymond Couderc prône au contraire « un développement en réseau des villes » et dit vouloir mettre « plus d’argent sur les esapces ruraux ». Selon lui, la plupart des investissements réalisés par la Région à Nîmes « avaient été décidés avant 2004, qu’il s’agisse de la piscine olympique ou du projet AEF ». Avec le maire UMP de Nîmes, Jean-Paul Fournier, présent à ses côtés, il a estimé à 2,3 M€ le montant des crédits accordés par la Région à la Ville en 2009. « Dans le domaine universitaire, Nîmes a multiplié par cinq ses effectifs. Or la Région n’y est pas », a poursuivi la tête de liste de l’UMP aux régionales. Il a également dénoncé, sur sa lancée, le manque de soutien, selon lui, de la Région à l’aéroport de Nîmes. « L’idée (de Georges Frêche), c’est d’avoir un aéroport du niveau de celui de Gérone. Mais ce n’est pas en assêchant les autres aéroports régionaux qu’il va y arriver. Les gens veulent arriver au plus prêt de leur lieu de villégiature ».
LGV : « chantage à la subvention »
Raymond Couderc a également dit comprendre la volonté du maire de Nîmes de conditionner un financement éventuel au contournement LGV de Nîmes et Montpellier à la création d’une gare TGV à Manduel. « Je suis confronté à un chantage permanent de la Région, assure Jean-Paul Fournier. J’attends 250 K€ de la Région pour le syndicat mixte de l’aéroport. Georges Frêche m’a dit que tant que je n’aurais pas versé 30 M€ pour la LGV, il bloquait cette subvention ». -Interrogé sur le plébiscite accordé par les militants socialistes au candidat choisi par Georges Frêche, exclu du PS, Raymond Couderc estime que, « en désignant Georges Frêche, (les militants socialistes) se sont condamnés à ne pas rassembler toute la gauche. La droite a beaucoup souffert, par le passé, des triangulaires. Au tour de la gauche de vivre ces affres-là ! »










