Galileo… Enfin une bonne nouvelle.
Le programme européen de radionavigation par satellites vient de faire un nouveau pas en avant vers sa concrétisation.
Après plusieurs mois de négociations et de politique de petits pas, le conseil européen est enfin arrivé à statuer sur un accord concernant la poursuite de la mise en œuvre de Galileo.
Il s’agit globalement d’adopter les propositions faites dès septembre dernier pour modifier les conditions initiales du programme, notamment l’abandon du schéma d’une concession pour la phase de déploiement, et la prise en charge totale du financement par l’Europe, en lieu et place d’un financement public-privé qui se voulait exemplaire.
Dans le nouveau texte, c’est donc la communauté européenne qui prendra en charge le déploiement du système et son financement. Sur la période 2007-2013, le budget pour l’Europe est fixé à 3,4 milliards d’euros, soit 2,4 milliards d’euros supplémentaires par rapport à la version initiale, via le transfert de fonds européens non utilisés, dégagés principalement à partir d’un redéploiement partiel de fonds de la politique agricole commune.
Après plusieurs mois de blocage en 2007, le projet Galileo semble donc bien se remettre en marche.
Dès la fin de ce mois d’avril, le premier satellite de test, lancé depuis décembre 2005 devrait enfin être rejoint par son jumeau.
Dans le nouveau calendrier, la phase de déploiement du programme devrait être engagée dans la foulée, dès cette année, et s’échelonnera sur 5 ans. Le système complet devrait être opérationnel pour 2013.
Le compte à rebours est donc lancé, et avec lui, c’est toute une filière spatiale européenne qui se retrouve au cœur d’une nouvelle dynamique de développement. Car l’un des enjeux majeurs de ce programme, outre l’indépendance qu’il offre à l’Europe, réside bien dans sa capacité à générer de nouvelles applications, avec à la clef des retombées économiques considérables et la création attendue de près de 150 000 emplois sur 20 ans.
Marina Angel
mangel@depechemag.com










