Fusion Département/Métropole : Georges Méric vent debout
Avant d’être porté à l’Élysée, le candidat Emmanuel Macron avait annoncé son souhait de supprimer « au moins au quart des départements, là où ils peuvent être rapprochés de l’une de nos grandes métropoles ». Pour Jean-Luc Moudenc, maire LR de Toulouse et président de Toulouse Métropole, interrogé à ce sujet le 23/5 lors du Petit-Déj de La Lettre M, une fusion Département/Métropole « serait une source d’économie et une mesure de simplification administrative ». De son côté, Georges Méric, président PS du CD31, minimise « le risque ». « Ce n’est qu’une ligne dans un programme, confie-t-il le 29/5 à La Lettre M. Et nous avons déjà vécu cela : il y a 3 ans, les départements devaient disparaître et cela ne s’est pas fait. » En revanche, sur le fond, l’élu réaffirme son opposition à une telle réforme. « Mais nous ne sommes ni ringards ni passéistes et ce n’est pas pour défendre nos postes ! prévient-il. Le problème est le suivant : en Haute-Garonne, le cœur de métropole est riche, tandis que les territoires périurbains, ruraux et de montagne sont plus pauvres. Seul le Département a les moyens de faire de la solidarité sociale dans ces territoires. S’il disparaît, l’équilibre est rompu et les scores du Front national grimpent. Toulouse ne peut pas être riche dans un désert de pauvres ! »










