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| 5/03/2012

Frontignan : la CRC relève une situation "tendue"

Un endettement plus important que la moyenne, une augmentation des charges de personnel, un effort d’investissement important : ce sont quelques-uns des points relevés par la chambre régionale des comptes sur la gestion de la commune de Frontignan (23 000 habitants), dirigée par le president socialiste de Thau Agglo, Pierre Bouldoire. Les magistrats, qui ont examine les exercices 2005 et suivants, estiment que la situation financière de la ville reste « tendue » pour cause de maintien d’un effort d’investissement important avec, dans le même temps, la poursuite d’une politique d’abattements fiscaux à caractère social. Conséquence de ces choix selon la chambre régional, la ville se trouve confronté à « un effet de ciseau qui pourrait la contraindre à agir sur sa fiscalité ou sur le niveau de services offerts à la population. » Enfin, le rapport qui s’est également penché sur le fonctionnement du port de plaisance (600 places) a constaté des taux de réalisation budgétaires « relativement médiocres » en particulier dans le domaine des dépenses d’investissement, même si « les résultats et l’autofinancement sont positifs. »
Augmentation des charges de personnel
Au niveau des comptes municipaux, si peu d’observations « sont à formuler, le suivi des immobilisations reste à parfaire » et « la comptabilisation des travaux en régie n’est pas satisfaisante » même si, à partir de 2010, la ville est revenue à « une meilleure pratique ».
S’agissant de la situation financière, la chambre observe « que même si le résultat comptable reste en permanence positif, il s’érode sous l’effet d’une croissance plus rapide des charges que des produits » notamment au niveau des charges de personnel (+ 22,8 %). La chambre note également que l’évolution de l’autofinancement « n’est pas favorable sur les trois derniers exercices clos ». Quant au ratio de désendettement qui mesure le nombre d’années pendant lesquelles la collectivité devrait mobiliser son autofinancement pour rembourser sa dette, « il dépasse la norme communément admise. » Les recettes totales de fonctionnement progressent de 8,1 % (2,2 M€) entre 2005 et 2009 en liaison avec une progression des taux et des bases d’imposition. Les dépenses de fonctionnement (27,8 M€ en 2009) augmentent quant à elles de 18 % en quatre ans (+ 4,2 M€). En termes d’investissement, la ville « a maintenu un niveau de dépenses soutenu avec 6 M€ en moyenne, malgré sa faible capacité d’autofinancement (… ) alors qu’elle rembourse dans le même temps ses emprunts extérieurs pour 2,5 M€. »
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