Fret ferroviaire : le port de Sète pousse les feux
Fort de sa nouvelle plateforme ferroviaire (6 ha, 9,4 M€) gérée par Viia (SNCF), le port de Sète entend accélérer le transport multimodal de marchandises et s’assurer d’un développement durable. « La part ferroviaire du port atteindra 15 % en 2022, 25 % en 2025. Cela représentera entre 30 et 40 000 semi-remorques qui transiteront annuellement via le fret ferroviaire, a indiqué Olivier Carmès, directeur du port le 24 mars. La SNCF va investir 8 M€ pour déployer la technologie Modalhor (chargement horizontal), ce qui doit lui permettre d'élargir l'offre de lignes depuis le port de Sète. Cela permettra à Viia de lancer l’autoroute ferroviaire Sète-Calais et les lignes Sète-Bettembourg et Sète-Gennevilliers.
Déjà, l’armateur DFDS combine ses services maritimes entre la Turquie et Sète (quatre escales hebdomadaires) et l’affrètement d’une quarantaine de trains dont 32 pour le chargeur Ekol (pièces détachées auto, produits industriels, chimiques etc). Le prestataire logistique spécialisé dans le transport combiné (rail/route) CargoBeamer, associé à l’opérateur ferroviaire Europorte, proposent une desserte vers l’Allemagne depuis le port de Sète et prochainement vers les Pays-Bas. De plus de nombreux transporteurs sont intéressés par le report multimodal dont les transports Mars, Ares, Vip et Sunlog pour un transport de marchandises à destination du Royaume-Uni et de l’Allemagne. « Le transport multimodal a un intérêt pour les fabricants de produits car il contribue à réduire leur empreinte carbone. Il accélère aussi la transition écologique », a complété Jean-Luc Gibelin, vice-président de la Région en charge des mobilités et des infrastructures de transports.










