Exclusif. Levée de fonds et ouverture du capital en vue
Spécialisée dans l’analyse d’images, la société Spikenet Technology, basée à Ramonville, prévoit pour l’année 2015 une levée de fonds, avec entrée de nouveaux partenaires industriels, pour accompagner son développement à l’international. La forme juridique de la société devrait être modifiée prochainement avec passage de SARL en SAS, en vue de cette levée de fonds.
Créée en 1999 par plusieurs chercheurs du Cerco-CNRS, un laboratoire toulousain de recherche en neurosciences, la société, et gérée depuis fin 2005 par Hung Do-Duy, Spikenet prévoit pour les prochaines années une très forte progression de ses activités, grâce à une nouvelle dynamique de produits. La société propose des solutions clefs en mains ciblées sur des marchés bien identifiés, avec 3 axes de développement : la police, les aéroports et les casinos. Son système de biométrie faciale à la volée a ainsi été retenu en 2013 par la police scientifique de Shanghai. La solution, baptisée Agatha, est en cours de déploiement en Chine. Une autre application a été déployée sur l’aéroport international de Bordeaux-Mérignac, depuis le début de l’année, qui vise la détection d’intrusions (piétons ou véhicules) non autorisées sur les parkings avions. Cette solution intéresse aujourd’hui d’autres aéroports et sociétés de gestion aéroportuaire. Pour les casinos, spikenet a adapté sa technologie pour identifier les cartes distribuées sur des tables de jeu. Une vingtaine de solutions ont été commercialisées principalement aux USA… D’autres projets sont encore dans les cartons, notamment dans les domaines à la ville intelligente, à l’automobile du futur et à l’usine du futur.
Spikenet fait partie de la quinzaine d’entreprises françaises retenues par Ubifrance pour le prochain French Tech Tour prévu en décembre sur la Corée et le Japon.
La société, qui compte 14 salariés (dont trois recrutements en 2014), table sur un chiffre d’affaires de 3 M€ pour 2015, contre 822 K€ en 2013. L’effectif devrait être porté à une vingtaine de salariés d’ici la fin de l’année prochaine.










