Etats généraux du rail à Toulouse : morceaux choisis
Les États généraux du rail et de l'intermodalité ont fait salle comble à l'Hôtel de Région de Toulouse, le 19/5, en présence de Carole Delga. Dans la salle d'assemblée plénière, des citoyens, des représentants d'associations et des élus ont fait face à la présidente de Région, mais aussi aux conseillers régionaux Stéphane Berard, Vincent Garel et Christian Dupraz, au vice-président de Région Jean-Luc Gibelin et à Gérard Onesta, président du bureau de l'Assemblée LRMP. « L'étape toulousaine est déterminante dans la réussite de cette consultation citoyenne », estime Jean-Luc Gibelin. Au cours des quelque 3 heures de débats, les interventions se sont multipliées. Souvent cordiales, mais parfois acides. Morceaux choisis.
Sur le trajet Toulouse-Labège : « Dans l'attente du métro, n'y aurait-il pas la possibilité d'adapter la ligne ferroviaire existante, qui fonctionne très bien le soir actuellement, mais dont les horaires du matin sont très mauvais ? » (un citoyen)
Sur la LGV Bordeaux-Toulouse : « Est-ce qu'on ne pourrait pas mettre quelques centaines de millions d'euros dans les trains du quotidien avant de mettre des milliards dans la LGV Bordeaux-Toulouse ? » (un citoyen)
« Quand on ferme des intercités de nuit, c'est pour fermer également ceux de jour, qui assuraient le trajet retour et qui, eux, étaient pleins. L'objectif est de forcer les gens à prendre la LGV, avec des billets beaucoup plus chers. On sait tous que c'est la stratégie de la SNCF ! » (un citoyen)
« Nous ne devons pas être la seule métropole française à opposer entre eux les modes de transport. Quand on fait la LGV, c'est pour l'interconnexion. Il ne faut pas aggraver les retards, il faut les rattraper ! » (Jean-Louis Chauzy, président du Ceser LRMP)
« A-t-on vraiment besoin d'une LGV ? Je ne suis pas d'accord. La priorité devrait être donnée aux trains du quotidien » (Jean-Christophe Sellin, conseiller régional LRMP Parti de Gauche)
« Ce n'est pas soit la LGV soit les trains du quotidiens ! Il faut des services publiques adaptés à tous les besoins et à tous les usages. Nous voulons également que nos campagnes soient “irriguées” » (Carole Delga)
Sur le sort des cheminots : « Il faut de l'être humain dans les gares et dans les trains. Il ne faudrait pas que le cheminot soit le fusible de l'équation économique ! » (Philippe Verdeil, secrétaire général CGT Cheminots MP)
Sur l'enjeu du ferroviaire : « Le ferroviaire est fondamental pour la vie quotidienne des habitants, mais aussi pour le développement économique et touristique de la région » (Philippe Verdeil, secrétaire général CGT Cheminots MP)
Sur la disparition de gares : « Il y avait une gare SNCF aux Arènes il y a encore 2 ans, mais elle a été fermée. Il est fort dommage que des gares fréquentées ne disposent plus de présence humaine. » (Bertrand Certain, Comité de quartier des Arènes, à Toulouse)
Sur le fret : « Nous devons être plus volontaristes dans le développement du fret sur l'ensemble de nos lignes » (Carole Delga)
Sur la concurrence des bus Macron : « Nous avons saisi Emmanuel Macron à ce sujet. Car nous voyons que l'esprit de la loi n'est pas toujours respecté, avec des propositions de lignes incluant parfois des liaisons de moins de 100 km. Dans ce cas, la loi est détournée ! » (Carole Delga)
« Le premier autocariste de France est la SNCF. Le double langage sera donc difficile à maintenir longtemps ! » (Michel Colombie, membre associé de la CCI Midi-Pyrénées)
« La concurrence est faussée. Chacun sait que la SNCF met sa filiale Ouibus sous perfusion. Il n'y a pas de ligne de bus qui soit rentable ! » (Christophe Marre, secrétaire du CE SNCF Midi-Pyrénées)
Sur l'accessibilité : « L'accessibilité de la gare Matabiau pour les personnes à mobilité réduite est vraiment lamentable ! Et c'est la même chose dans les petites gares. Nous ne pouvons pas nous sentir des citoyens comme les autres si nous ne pouvons pas nous déplacer comme tout le monde » (une responsable associative en situation de handicap)
« Il est indispensable de réaliser de gros travaux pour les personnes à mobilité réduite » (Carole Delga)
Sur l'intermodalité : « Nous proposons une contribution qui vise à connecter une dizaine de gares au réseau métropolitain de transports. Nous aurions alors 10 pôles d'intermodalité » (Jean-Michel Lattes, président de SMTC Tisséo)










