EsyTri adapte son offre à la crise sanitaire
L’entreprise toulousaine EasyTri, spécialiste de la gestion, de la collecte et de la mise en recyclage des déchets d’entreprise revoit ses ambitions 2020 à la baisse. « Nous avons réalisé un chiffre d’affaires de 1,2 M€ en 2019 et nous visions les 1,4 M€ pour 2020. Avec la crise sanitaire, nous devrions clôturer l’année autour de 1 M€ maximum , confie à La Lettre M Sandrine Queyroi, fondatrice de l’entreprise. Avec le confinement, notre activité a complètement cessé pendant deux mois car 95 % de nos clients étaient à l'arrêt. » La fermeture des établissements scolaires a porté préjudice à Easytri, qui collecte les biodéchets de plus de 50 collèges. « À partir du déconfinement et jusqu’à la fin du mois d’août, l’activité a été assez calme : nous avons fait environ 40 % de notre CA normal », note Sandrine Queyroi. Dès le mois de septembre, l’activité a repris, notamment grâce à la mise en place de nouvelles prestations « Covid ».
Des prestations « Covid »
« Nous proposons la collecte de masques jetables que nous faisons incinérer ensuite. Nous cherchons actuellement à améliorer notre offre avec une possibilité de recyclage. » Easytri propose également une prestation de mise à disposition de masques lavables et de gestion de la collecte, du lavage et du réapprovisionnement. « Nous fournissons chaque semaine un lot de masques lavables au personnel des entreprises, puis nous récupérons les masques, nous les lavons, et nous les remettons à disposition du personnel individuellement. Nous nous assurons que les masques soient lavés au maximum 20 fois, puis nous les sortons du circuit », explique Sandrine Queyroi qui indique compter déjà 20 entreprises clientes pour cette prestation.
Nouveaux marchés et nouveaux projets
D’autres projets sont également en phase de concrétisation. « Nous allons lancer un service de collecte et recyclage des couches, à destination des crèches et des Ehpad. Nous avons également d’autres projets, encore confidentiels, en cours de préparation. Ils nous permettront d’être plus autonomes et indépendants sur le sujet du recyclage », précise la fondatrice d’EasyTri, qui reste optimiste pour l’avenir. « Nous venons de gagner deux marchés importants : la préfecture, pour les prisons et centres de gendarmerie notamment, ainsi que le Crous, pour tous les restaurants universitaires », indique Sandrine Queyroi. EasyTri, qui compte actuellement 20 salariés, finalise deux nouveaux recrutements.
Malgré la crise, elle poursuit en effet son développement. L’entreprise, qui a démarré son activité par la collecte de papier, trie désormais plus de 18 matières, collecte environ deux tonnes de papier par jour et compte environ 500 entreprises clientes en contrat régulier (majoritairement dans le Grand Toulouse, et quelques-unes à Montauban et Albi), sans compter les clients ponctuels.










