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Industrie
| 4/10/2012

Endetté à hauteur de 3 M€, Shelbox cherche un repreneur

Le fabricant de mobile homes Shelbox France (Salles-du-gardon, ex-Watipi) vient de demander son placement en redressement judiciaire. Annoncée par la direction lors d’une assemblée générale qui s’est tenue le mercredi 3 octobre 2012, la décision semble motivée par les difficultés de trésorerie rencontrée par la société propriété du groupe italien Shelbox depuis 2008. « Les dettes fournisseurs s’élèvent à 3 M€. Une situation qui s’explique par le fait que Shelbox a enregistré 44 % de commandes non conformes ces derniers mois. En cause, le recours accru à de nombreux travailleurs intérimaires, jusqu’à 100 personnes, ne maîtrisant pas l’outil de production », explique Sébastien Migliore, responsable de l’union locale de la CGT Alès. Pour l’heure, le site de production est à l’arrêt, faute de liquidités pour financer la reprise de l’activité. « L’ensemble des salariés sont en chômage technique jusqu’au 22 octobre. Une mesure qui devrait être prolongée au delà de cette date », poursuit le responsable syndical. Seul espoir pour l’entreprise : l’intervention d’un repreneur. « Une éventualité qui reste hypothétique au regard du montant de la dette de Shelbox », selon Sébastien Migliore. Pour ne rien arranger, les autres unités de production Shelbox basée en Italie et en Croatie connaîtraient, elles aussi, de sérieuses difficultés. Début 2012, le directeur du site gardois, Gérald Noiret, tablait sur une production de l’ordre de 1 200 mobile homes contre 597 sur l’exercice précédent. Selon le dirigeant, le CA devait également doubler, passant de 8 M€ en 2010-2011 à plus de 15 M€.

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