En forte croissance, Bubimex cherche un entrepôt de 5 000 m² autour de Montpellier
Inconnu du grand public, l'héraultais Bubimex (siège et entrepôt à Saint-Jean-de-Védas) commence à sortir de l'ombre de son voisin gardois, le mastodonte Royal Canin. « Eux, ils sont sur l'alimentation des animaux, nous, les friandises et les accessoires », observe Émilie Valat, directrice d'exploitation et cofondatrice. Créée en 2007, l'entreprise familiale, détenue par l'entrepreneur allemand Lars Bickmann, sa soeur et Émilie Valat, est passée de quinze à quarante salariés en un an. En forte croissance via les magasins physiques - indépendants et chaînes type Botanic et Truffaut - ainsi que les animaleries en ligne comme Wanimo et Zoomalia, Bubimex a également vu grimper son chiffre d'affaires, de 4,5 M€ en 2019 à 8 M€ en 2020, dont 15 % réalisés par les filiales allemande et espagnole. « Et nous sommes déjà à 1 M€ en janvier », se félicite la directrice d'exploitation.
Difficile de recruter des développeurs
Comment expliquer une telle accélération ? Point de levée de fonds, mais son cofondateur Lars Bickmann dédié à 100 % à Bubimex depuis la revente, fin 2018, de sa première entreprise, dans le recyclage informatique. Résultat, l'entrepôt de 2 500m², qui est passé de quatre à sept préparateurs de commandes en six mois, est devenu trop petit. « Nous cherchons le double, de préférence sur le contour sud de Montpellier, en location ou à l'achat », annonce Émilie Valat. Impatiente, la PME est acccompagnée par la Serm, sur fond de manque de foncier dans la métropole. Autre frein : le recrutement. « Les étudiants préfèrent rentrer dans des grands groupes, Schneider Electric, Orchestra, Royal Canin, alors que chez nous, ils peuvent rapidement évoluer. Sur nos deux anciens alternants : l'un pilote notre pôle production, l'autre le développement du marketing digital. C'est difficile de trouver des développeurs. Nous manquons de ressources en marketing digital et e-commerce », constate-t-elle.
Fournisseurs européens et asiatiques
D'autres projets ? Pas question de créer un site marchand, ni d'ouvrir une boutique. « Ce n'est pas notre métier », confie Émilie Valat. L'entreprise, qui vient d'acheter des machines d'embouteillage et d'étiquetage, privilégie le développement d'un site de production, en partenariat avec deux Établissements et services d'aide par le travail (ESAT) : Peyreficade à Villeneuve-lès-Maguelone et L’envol à Castelnau-le-Lez. Les produits made in Hérault se limitent pour l'instant à l'hygiène (poudre d’algues) et aux compléments alimentaires (huile de saumon, de sardine...). Pour ses friandises, Bubimex se fournit en Europe : oreille de cochon (Bretagne, Espagne), poisson séché (Norvège)... Sa gamme d'accessoires - coussin, gamelle, litière, tunnel... - provient d'Europe et d'Asie.










