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Languedoc-Roussillon
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Industrie
| 20/03/2012

Emploi : les besoins de l'industrie régionale

« Pour nous, l’industrie est un des secteurs porteurs pour la région, pour cette année et pour l’année suivante », lance Sylvie Debaisieux, de Pôle emploi, lors de la table ronde organisée dans le cadre de la semaine de l’industrie ce 19 mars sur le site d’IBM. « Il y a encore six ans, l’industrie n’existait pas pour Pôle emploi. Or on s’est aperçu avec la crise du poids de l’industrie, et de son effet ralentisseur de crise. Aujourd’hui, c’est un secteur sur lequel on investit beaucoup. 70 % des offres industrie qui nous sont confiées sont des CDI à temps plein ».
L'industrie recrute
Les cinq DRH de groupes industriels présents en région (Horiba, IBM, Altrad, EDF et Kraft food) participant à la table ronde ont tous confirmé leurs besoins en recrutement. La DRH d’EDF L.-R. explique qu’ils sont « à une étape importante de (leur) développement. À l’horizon 2015, 50 % de notre personnel technique sera renouvelé du fait des départs à la retraite. 90 % de nos recrutements se font sur des métiers techniques ». Rien que pour l’année 2012, 180 CDI sont à recruter en Languedoc-Roussillon, ainsi que 150 contrats en alternance. « Nous ne manquons pas de candidatures mais nous rencontrons un problème de sourcing, en mécanique et chaudronnerie par exemple ». L’autre enjeu pour EDF se situe dans la féminisation des métiers. Même souci pour IBM, chez qui les femmes représentent 10 % des 1 000 salariés. Cette année, le géant américain recrutera pour Montpellier une centaine de stagiaires, 42 apprentis et près de 400 CDD. « Depuis deux ans, nous recrutons entre 5 et 7 CDI par an », ajoute Martine Lorin, la DRH du site.
Des difficultés régionales
Caroline Dars-Denise est la DRH du groupe Horiba Medical, qui emploie 550 personnes à Montpellier. Une trentaine de recrutements sont prévus pour 2012. Selon elle, « la première difficulté régionale est de recruter un Bac +5 avec une expérience médicale et technique et un bon niveau d’anglais. La seconde difficulté est le conjoint du Bac + 5. Il n’y a pas dans la région d’industrie qui va pouvoir embaucher ce conjoint, souvent Bac + 5, lui aussi. Je préviens les candidats que pour trouver un emploi, leur conjoint va devoir changer d’emploi ».
Adéquation emploi-formation
Sur la question de l’adéquation des formations avec les profils recherchés, tous les participants semblaient d’accord avec cette intervention dans la salle d’un représentant de l’Education nationale : « La période où des entreprises cherchaient des gens très spécialisés est révolue ». « Il est difficile pour les écoles de faire sortir des ingénieurs qui ne soient pas has been six mois après leur sortie. Nous attendons d’eux une capacité à appréhender les technologies », confirme Françoise Alabiso, directrice technique du centre IBM de Montpellier. « Nous avons de vrais enjeux de recrutement actuellement, en conduite de ligne avec une dominante mécanique », poursuit Isabelle Heitz, DRH de Kraft Foods Lavérune. « Nous avons beaucoup de mal à recruter en apprentissage et beaucoup de mal à recruter en région. Il y a un défaut de connaissance au niveau des lycées et des collèges sur la projection des métiers techniques ». De son côté, Claude Chauvy, le délégué académique aux enseignements techniques du Rectorat, rappelle que « si les entreprises veulent des salariés formés tout de suite, il y a la formation continue qui peut répondre à des besoins à relativement court terme ».
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