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Pyrénées-Orientales
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Industrie
| 17/02/2011

Edit 66 : « la société doit être rachetée pour maintenir les emplois »

En grève depuis deux jours, les 50 salariés de la société Edit 66 spécialisée dans la fabrication et la vente de faire-part au Mas Guérido à Cabestany, ont repris ce jeudi matin le travail après des négociations avec Jeroen Mes, pdg de la maison mère hollandaise Mercurius, qui voulait délocaliser l’activité.
« Depuis 15 jours, la gestion de l’entreprise était mise en péril. Notre directeur général, Hector Cano, fils du créateur de l’entreprise, a été licencié pour permettre au groupe hollandais qui a acquis l’entreprise en 1994 de délocaliser notre activité », précise Bernadine Pansard, du comité d’entreprise. « Or, Hector Cano pour éviter toute délocalisation a décidé de racheter l’entreprise, une démarche soutenue par l’ensemble des salariés. La société doit être rachetée pour maintenir les emplois », précise-t-elle en soulignant que la filiale espagnole avait déjà subi la délocalisation avec une réduction de personnel de 40 à 12 salariés en 2010.
L’entité de Cabestany représente un CA global de 8,7 M€ qui se répartit entre l’activité de Edit 66 et celle de la division vente en ligne Faire-part Edition, en forte croissance. « A l’issue des négociations, nous avons obtenu une négociation du prix de vente de l’entreprise sans condition de délais. Mercurius va déléguer deux personnes du groupe pour assurer la gestion de l’entreprise et s’est engagé à ne pas délocaliser la société » indique Bernadine Pansard.
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